Constantine

L'opportunité d'une réflexion sur une législation appropriée Impact de la vague de froid sur l'économie locale à Constantine



L'opportunité d'une réflexion sur une législation appropriée Impact de la vague de froid sur l'économie locale à Constantine
De notre correspondant à Constantine
A. Lemili

Les intempéries, qui ont marqué pratiquement toute la semaine écoulée, l'est du pays n'ont pas que transformé le paysage habituel mais aussi et surtout condamné toute activité humaine individuelle à commencer par le déplacement des personnes. De fait, la réaction s'est faite en chaîne : absence de transport notamment ce qui n'est pas le moindre pour une ville comme Constantine qui a pratiquement décentralisé l'essentiel de ses populations sur le reste des douze communes tout en maintenant la concentration quasi intégrale de l'administration au sein du chef-lieu de wilaya et inversement pour l'activité professionnelle dans la mesure où une grande partie des unités économiques sont implantées à sa périphérie.En arrêt intégral l'activité économique a forcément un coût lequel, toutefois, reste abscons pour toutes les raisons que nul ne peut ignorer : l'absence de critères d'évaluation précis, voire même approximatifs au sein des entreprises et administration publique plus particulièrement. Celles privées ont plus de propension à établir une évaluation même si en ce qui les concerne également celle-ci relève plutôt des calculs d'apothicaire que du B.A.-BA du management. Quoi qu'il en soit, la première idée qui vient à tout le monde tourne autour du manque à gagner en matière de contrepartie aux salaires qui seraient versés à des travailleurs qui n'auront pas, et pour cause, travaillé avec une nuance de taille à leur corps défendant.Néanmoins la réglementation étant claire en ce sens «Toute rémunération est la contrepartie d'un travail et/ou d'une prestation réalisée». La réciproque étant tout à fait vraie, comment est envisagée la rupture d'activité vécue intégralement par l'ensemble des unités et entreprises économiques implantées à hauteur de la wilaya, de lundi jusqu'à mercredi, et plus sensiblement au cours de la journée de jeudi ' Nous nous sommes rapprochés sur cet aspect précis de la question du corpus qui peut les composer.
T.B. est un important promoteur immobilier, réputé pour une gestion très moderne qui allie now how, solidité et solidarité de ses équipes sur le terrain et qualité des relations morales entretenues dans le cadre de la gestion des ressources humaines. «En fait, dans notre activité les règles sont claires, il existe ce qu'on appelle la prise en charge des arrêts de travail tels que celui que nous subissons pour cause d'intempéries. C'est vrai que la prise en charge est loin d'être avantageuse comparativement au manque à gagner, mais c'est un pacte auquel nous avons adhéré pour être en conformité avec les lois du pays, et nous n'avons qu'à faire avec. Bien qu'en réalité et soit dit entre nous, ce qui me désole le plus c'est le retard physique dans l'avancement des chantiers et non pas l'aspect pécuniaire». Ce qui a quand même le mérite d'être clair.G. B. et M. M. sont inspecteurs du travail, et même si la réglementation est claire sur le sujet, ils n'en souhaitent pas mieux «'qu'un tel problème se résolve dans la concertation en tenant compte, pour les employeurs, des circonstances atténuantes des travailleurs qui n'ont pas pu rejoindre leur poste de travail mais sans en faire abstraction également de la préservation des intérêts de l'Etat et/ou du privé concerné. S'il arrive que nous soyons consultés sur la question et cela est arrivé auparavant, nous préconiserions le recours à la récupération par le travail des journées perdues sans pénalisation financière pour la période courante. Bien entendu, l'idée finale serait que les travailleurs donnent le meilleur d'eux-mêmes lors de ces récupérations. Et là, le rôle des syndicalistes doit être mis en exergue».La transition s'est obligatoirement faite avec N. B., secrétaire général de l'un des plus gros employeurs publics de la wilaya qui justement préconise : «'Je crois que nous allons essayer de négocier et convaincre la direction de recourir à la récupération des journées non travaillées au lieu du retrait sur salaire. Ce serait, à mon sens, un fort signal de l'administration à l'endroit des salariés d'autant plus qu'une autre vague d'intempéries est prévue pour cette semaine. Logiquement, les responsables devraient marquer leur accord sachant qu'ils sont sur le même pied d'égalité que les subalternes face à cette sanction de la nature.»Cela n'est toutefois pas le cas d'une entreprise régionale de l'hydraulique assez importante dont le directeur général a d'ores et déjà évacué d'un revers de main toutes tractations en ce sens, instruisant a contrario l'administration générale à ponctionner sur salaire les absences et d'anticiper sur les prochaines intempéries en mettant d'office en congé de récupération le personnel technique qui n'aurait pas consommé ses reliquats en la matière.Quoi qu'il en soit, tous les acteurs que nous avons eu à rencontrer étaient unanimes quant à l'émergence de mesures réglementaires adéquates définitives quant à la résolution de telles situations. En somme, une proposition au ministère du Travail et ses législateurs pour mettre en place un cadre adapté à la question.
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