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L'OPGI joue au pyromane



L'OPGI joue au pyromane
Alors qu'ils n'occupent pas encore leurs logements, l'office gestionnaire redouble de provocations en envoyant des factures !Plusieurs magouilles et autres dépassements éclaboussent les programmes de logements sociaux dans la wilaya de Constantine, jusqu'à tomber dans la vulgarité du flagrant délit ces deux dernières années. Actuellement, les attributaires potentiels de la wilaya de Constantine assistent à un scandale sans précédent, sans que les hautes instances bougent le petit doigt pour stopper l'absurde. Parmi tant de cas, citons l'exemple des 62 familles du quartier de la Casbah, à Constantine, qui protestent à l'UV18 depuis la matinée de mardi dernier.En effet, une quarantaine de familles du quartier ont décidé, avant-hier, de contester leur expulsion des logements dont ils avaient bénéficié lors d'une cérémonie officielle, le 16 avril 2016. Après avoir organisé un grand rassemblement depuis la matinée du mardi pour réclamer leurs logements situés à l'UV18 d'Ali Mendjeli, ces familles ont décidé de passer la nuit avec leurs enfants dans les blocs des immeubles pour réclamer leurs appartements.Pour rappel, les concernés se sont vu octroyer les clés devant les caméras de la télévision à l'occasion de la visite du Premier ministre Abdelmalek Sellal, pour la clôture de la manifestation «Constantine capitale de la culture arabe 2015». Le Premier ministre lui-même avait remis des clés aux bénéficiaires pour qu'ils puissent occuper leurs appartements.Malheureusement, ce n'était qu'une attribution fictive, une duperie, rien de plus. Après le départ du cortège du premier ministre et la fin de la cérémonie, les attributaires ont été priés de quitter les lieux par les agents de l'OPGI. «Nous avons été recensés en 2011, nous avons déposé les dossiers nécessaires afin de payer toutes les redevances estimées à 48 000 DA.Les services de l'OPGI nous ont contactés avant le 16 avril dernier pour nous annoncer cette attribution. Au début, nous n'avons pas compris que c'était politique, nous avons cru que notre rêve se réalisait enfin», a déclaré Nacer Eddine Setifi, l'un des protestataires. Et de poursuivre : «Après le départ des médias et du Premier ministre, ils nous ont demandé de revenir le lendemain avec les meubles. Le jour J, nous avons trouvé les appartements fermés à clef et nous étions interdits d'y accéder.»Les protestataires ont affirmé qu'ils avaient contacté l'ancien chef de daïra, l'ex-wali et l'actuel directeur de l'OPGI, mais aucun n'a pu donner des arguments logiques et convaincants. «Le directeur de l'OPGI nous a expliqué que le problème réside au niveau de la daïra, dans le cas contraire, seule la tutelle pourra mettre fin à notre problème. Ils nous prennent pour des imbéciles '», a martelé notre interlocuteur, qui a précisé qu'ils ne quitteront pas les immeubles, car Sellal leur a donné ces logements officiellement.Les Autorités IndifférentesSuite à ce grand mouvement de protestation, un important dispositif de sécurité a été déployé devant les blocs de l'UV18, en présence d'agents de l'OPGI seulement le jour du mardi. Après avoir confirmé que les bénéficiaires sont déterminés à passer la nuit dans les immeubles, les éléments de la sûreté de wilaya ont quitté les lieux en laissant les habitants en grogne exposés à toute sorte de dangers. «Un groupe de 5 jeunes sont venus vers 20 h dans les blocs, ils avaient l'habitude de passer la nuit dans les immeubles. Ils nous ont menacés et nous ont demandé de quitter les lieux.Il y a eu même une bagarre entre nos hommes et eux. Les femmes et les enfants avaient peur, quand nous avons appelé la police, aucun élément ne s'est déplacé sur place», a fulminé M. Setifi. Ce dernier n'a pas manqué d'exprimer son étonnement face à l'indifférence des autorités locales. Il a souligné qu'aucun responsable n'a pris la peine de se déplacer ou contacter les concernés, qui se disent «victimes de l'Etat».La situation s'est compliquée encore hier, lorsque ces habitants ont trouvé dans les boîtes aux lettres les factures d'électricité, de gaz et de loyer ! «C'était le choc, quand nous avons trouvé les factures à nos noms dans les boîtes aux lettres, alors que nous n'habitons pas ces appartements. On est arrivés à ce stade de dépassements à Constantine ' Nous n'allons pas nous taire, nous voulons nos logements», a-t-il conclu.
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