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L'hygiène scolaire au centre d'un contrat de performance DE/APC Rentrée scolaire 2012-2013



L'hygiène scolaire au centre d'un contrat de performance DE/APC                                    Rentrée scolaire 2012-2013
Photo : Riad
De notre correspondant à Constantine
A. Lemili

La santé d'une manière générale, l'hygiène scolaire en particulier, intéresse au premier degré la direction de wilaya de l'Education de Constantine. Cet intérêt s'en est trouvé décuplé à la suite de l'accord conjoint entre le ministère de tutelle et celui de la Santé et consistant en la prise en charge effective de la santé des enfants scolarisés, notamment ceux du cycle primaire, lesquels sont les premiers et seuls concernés sachant qu'il s'agit de dépistage d'éventuelles pathologies et par voie de conséquence d'une prévention à long terme sinon de leur éradication même au cas où'.Au cours d'un forum qui s'est tenu mercredi passé au siège de deux quotidiens d'information locaux, le représentant du directeur de l'Education, Mohamed Latafi en l'occurrence, a tenu à souligner la grande appréhension que l'administration a toujours eu par rapport aux risques sanitaires qui toucheraient l'école qui, aux yeux des responsables, resterait la grande victime d'une mauvaise coordination, chronique, entre la DE et les APC desquelles relève la gestion des établissements du cycle primaire. L'orateur déclarera que l'administration qu'il représente «avait anticipé sur la question et approché les présidents d'APC pour leur soumettre une proposition consistant à s'engager via un contrat de performance quant à leur implication de fait dans ce qui concerne l'important volet qu'est la santé, et plus particulièrement la mise à disposition des unités de dépistages scolaires d'espaces d'accueil afin de matérialiser les objectifs du secteur et d'assurer la protection des enfants scolarisés. Les questions d'intendance (personnels, équipements : fauteuils dentaires, tables d'auscultation, petits matériels, etc) et d'entretien demeurant à la charge de la direction de l'Education.Selon Mohamed Latafi «'Le problème ou les difficultés ne résident pas dans les moyens, la direction de l'Education dispose d'un budget et d'effectifs conséquents à même de répondre à tous les besoins, comme également ils (les problèmes et les difficultés) ne sont pas d'ordre quantitatif, mais plutôt liés à l'absence de mécanismes de communication et d'information entre le partenaire incontournable qu'est l'APC et nos services. Le contrat de performance que nous avons soumis à l'ensemble des communes consistera en fait en un engagement que l'institution doit honorer». Il citera à titre d'exemple la disponibilité d'équipements que des établissements n'arrivent pas ou ne font pas l'effort d'installer en leur sein sous le fallacieux motif d'absence d'espace en ce sens.Une réalité qui fait alors des enfants les premières victimes de la léthargie de certains responsables, des dysfonctionnements administratifs, et plus souvent des mensonges ou non-dits de quelques acteurs au sein même des établissements (enseignants, directeur, association des parents d'élèves) et à l'extérieur (inspecteurs) lesquels, quoiqu'informés de la situation, adoptent une attitude passive et font preuve de laxisme. Cette sourde démission ne se limite pas uniquement à la question de la disponibilité d'espaces de soins, pourtant essentiels, mais tout aussi à des évènements qui peuvent nuire à la santé des élèves : conduites d'eaux en mauvais état, risques de cross-connexion, absences de sanitaires propres, contrôle dilettante des produits destinés à la cantine, etc.Quoiqu'il en soit, nous avons régulièrement eu à faire à des médecins, notamment des dentistes, qui nous ont à chaque fois confirmé qu'ils ne disposaient pas du minimum des moyens pour accomplir correctement leur tâche. L'un d'eux nous cite les produits anesthésiants qu'il récupère chez des confrères et amis exerçants dans les structures sanitaires publiques afin de «s'acquitter d'une mission et surtout parce qu'en face nous avons souvent, si ce n'est toujours, des enfants qui ne peuvent accéder à de tels soins si ce n'est pas à l'école. Or, ce que n'ont pas compris ''nos '' responsables c'est qu'une pathologie qui n'est pas dépistée à cet âge reviendra, tel un boomerang, et deviendra une lourde charge pour les services de l'Etat dans une dizaine ou une vingtaine d'années quand le mal aura empiré».Peut-être qu'il ne sera plus question de tellement désespérer avec ce qui a été décidé pour la rentrée à venir et surtout de la solidité du contrat de performance DE-APC annoncé par le représentant de la direction de wilaya de la Santé.
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