Le problème del'eau potable qui se pose de manière cyclique à Constantine a singulièrementdopé le marché des réservoirs, des récipients en plastique voire mêmel'installation de bâches à eau dans certaines villas cossues, et même lecreusement de puits là où c'est possible, comme par exemple, dans la cités deSarkina ou d'El-Guemas.Les commentairesdes citoyens sont souvent amers. Ces derniers ne cessent de se plaindre dumanque d'eau potable. Leurs appréhensions sont également nourries par lesnouvelles plus ou moins alarmantes sur un éventuel rationnement, à la suite del'assèchement du barrage de Hammam Grouz, les retards dans les travauxd'acheminements de nouveaux réseaux d'alimentation, et les innombrables fuitessignalées un peu partout à travers la ville, etc... Cette inquiétude a provoquéun rush des citoyens sur toutes sortes de récipients pour stocker le maximumd'eau, ceci en prévision des fréquentes ruptures d'alimentation d'eau potable,comme cela est signalé plus ou moins fréquemment dans plusieurs quartiers dontles habitants ne cessent de se plaindre de pénuries, entres autres, à Bellevue,et dans d'autres quartiers sur les hauteurs de la ville, et ailleurs.La paradeconsiste donc à trouver un moyen pour pallier ces insuffisances qui serépercutent durement sur le quotidien des habitants.Ce sont lesréservoirs en tôle ou en plastique qui sont le plus demandés. Ceux qui en ontles moyens financiers commandent des réservoirs de 1.000 à 2.000 litres pourdes prix variant de 15 à 20.000 dinars et un peu plus s'ils choisissent unetôle plus épaisse. Des professionnels affirment n'avoir jamais reçu autant declients, à tel point que les délais de livraison se sont considérablementallongés. Et il n'est plus étonnant d'en voir les répercussions négatives surles terrasses des bâtiments, où plusieurs nouveaux gros réservoirs ont prisplace.Ceux qui habitentles étages inférieurs, les ont carrément installés sur les balcons. D'autreshabitants ont opté pour des réservoirs en plastique de 400 et 500 litres,vendus dans des magasins spécialisés sur la route d'El-Khroub, pour des sommesvariant de 5.000 à 6000 dinars l'unité. Ceux qui ne peuvent se permettre degrosses dépenses ont stocké des bidons toujours en plastique, d'une contenanceallant de 30 à 120 litres, vendus entre 600 et 1.200 dinars. Enfin des puitsont été creusés à Sarkina où dit-on, l'eau potable est rare ou inexistante.Selon nos informations, le coût d'un puits, en fonction de sa profondeur, peutaller jusqu'à six millions de centimes et l'on n'est pas toujours certains detrouver une eau potable.Enfin, les mieuxnantis, ont installé à grands frais, dans les jardins ou terrasses des villasdes bâches d'eau qui peuvent contenir jusqu'à 6.000 litres d'eau. Bien sûr, ilexiste également des optimistes qui, bien qu'ayant dépensé un peu d'argent pourl'achat de deux ou trois récipients, attendent l'ouverture des vannes promiserégulièrement par les autorités de la ville, qui ne cessent d'affirmer péremptoirementque le barrage de Béni-Haroun est fin prêt et que des essais de fonctionnementsont en cours pour, enfin, alimenter Constantine à profusion.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Abdelkrim C
Source : www.lequotidien-oran.com