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L'association RAJ ouvre le débat à Béjaïa



L'association RAJ ouvre le débat à Béjaïa
Le Rassemblement action jeunesse (RAJ) organise, aujourd'hui, une rencontre-débat sur la violence "qui a pris de l'ampleur ces dernières années" dans notre pays. L'activité, prévue à 10h au siège de l'association, rentre dans le cadre de la commémoration du 28e anniversaire des tragiques événements d'octobre 1988.Et pour débattre sur les raisons de cette recrudescence de la violence au sein de la société, et de voir les mesures à prendre pour faire face à ce phénomène dangereux et grave, le RAJ a mis à contribution M. Arous, sociologue et chercheur associé au Cread ainsi queM. Belabed, porte-parole du Collectif des familles des haraga, disparus en Méditerranée. Les deux communicants ont choisi comme thématique "La violence comme valeur culturelle".La violence, qui prend une ampleur inquiétante dans la société, est perçue par les organisateurs comme "un indice d'un malaise social, d'une crise d'éthique et morale, de perte de confiance en soi et dans la société", mais aussi comme un signe "de la sourde oreille et de l'incapacité des pouvoirs publics à trouver des solutions adéquates aux problèmes que vit la population".La violence, soulignent encore les organisateurs de la rencontre, est vécue en outre comme "un signe de virilité". Après la violence aveugle des années 1990, on assiste à une vague de violence inquiétante dans la société, s'est inquiété l'organisation de la jeunesse et d'énumérer à regret : "Il y a quelques jours, une femme a été agressée et brûlée vive sur la voie publique à El-Khroub dans la wilaya de Constantine, d'autres sont quotidiennement harcelées, violentées et violées ; des enfants kidnappés et tués ; le banditisme et la criminalité (sont) en hausse, des Algériens notamment les jeunes se suicident et s'immolent par le feu, d'autres risquent leur vie en traversant la Méditerranée dans des barques de fortune ; un train, qui a percuté un citoyen, a été incendié par les habitants à Annaba. Plus inquiétants encore, des conflits entres des groupes de citoyens, parfois violents comme cela a été le cas en Kabylie et à Ghardaïa ; les émeutes (sont quasi) permanentes. Si on ajoute à cela l'attitude, jugée répressive des pouvoirs publics..."Ce sont autant de phénomènes qui prennent des proportions dangereuses, a mis en garde le président de RAJ, Abdelouhab Fersaoui. Ce qui brise, prévient-il, "les valeurs de paix, de tolérance, du respect et de solidarité, les valeurs ancestrales des Algériens, ce qui ne manquera pas de fragiliser la cohésion sociale, qui a été jusque-là notre force".M. Ouyougoute
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