
Lundi prochain, la ville tunisienne de Sfax, qui a pris le relais de Constantine en tant que capitale de la culture arabe 2016, accueillera la semaine culturelle algérienne en présence des deux ministres de la Culture, Azzedine Mihoubi et Mohamed Zinelabidine. L'inauguration aura lieu au complexe culturel Mohamed Jamoussi, lieu emblématique de la manifestation, en présence de nombreux invités du monde culturel et institutionnel. Elle sera marquée par un concert de l'Orchestre national de musique andalouse qui regroupe des musiciens et interprètes émérites du genre en Algérie.Le lendemain, à l'Institut supérieur des arts et de la céramique de Sfax, aura lieu le vernissage d'une exposition d'artistes algériens exerçant dans les disciplines traditionnelles avec notamment les ?uvres de l'enlumineur Mustapha Adjaout et celles du calligraphe Tayeb Laïdi. Pour le 19 octobre, une soirée musicale et poétique est programmée par la section sfaxienne de l'Union des écrivains tunisiens. Elle réunira, autour de l'amour du verbe, des poètes et poétesses des deux pays.Le 20 octobre, au complexe Jamoussi, le public de la ville pourra assister à la représentation de la pièce El thalth el khali (Le tiers vide) de la metteuse en scène Tounès Aït Ali, écrite par le dramaturge Mohamed Chouat. Ce sera sans doute un moment fort de cette semaine au vu de la notoriété de cette ?uvre produite par le Théâtre régional d'El Eulma. En septembre dernier, la pièce a en effet raflé six prix au Festival international de théâtre d'Amman (Jordanie) : meilleure ?uvre, meilleure réalisatrice, meilleure interprétation féminine (pour Houria Bahloul), meilleure musique (Hocine Smati), meilleur texte et meilleur éclairage (Farouk Radouana). Une véritable razzia qui exprime pleinement le potentiel du théâtre algérien.Samedi 22 octobre, toujours au même lieu, la semaine culturelle algérienne prendra fin avec un spectacle coproduit par l'Orchestre national de musique andalouse en partenariat avec le club El Assil de Sfax. Si la manifestation peut paraître modeste au regard des semaines «opulentes» qui avaient lieu par le passé, il faut tenir compte du fait que l'Algérie participe avec d'autres productions à l'ensemble de la programmation de Sfax, capitale de la culture arabe 2016. De plus, en art comme ailleurs, la modestie n'exclut pas la qualité.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Hacen Bensamir
Source : www.elwatan.com