
En juillet dernier, Nora Boussafeur, habitant la cité El Hattabia à Constantine, avait adressé une requête au DGSN, le général-major Abdelghani Hamel, dans laquelle elle dénonçait son agression par une policière devant le siège de la daïra de Constantine et le mauvais traitement qu'elle avait subi au commissariat du 10e arrondissement.Nora persiste et signe une nouvelle correspondance destinée au même responsable, dont nous détenons une copie, dans laquelle elle se dit «victime de fortes pressions exercées contre elle de la part de certains éléments de la sûreté de wilaya de Constantine, tout cela parce qu'elle avait osé porter plainte contre un agent de l'ordre, avant d'écrire au DGSN, suite à la mésaventure qu'elle a vécue au mois de juillet devant le siège de la daïra de Constantine, le jour où elle est allée s'enquérir de son dossier de logement social qu'elle attend depuis des années».Nora soutient encore «qu'elle avait été tabassée et traitée de tous les noms d'oiseaux au siège de la daïra du boulevard Belouizdad, le 20 juillet dernier, devant les caméras de surveillance». Suite à cela, Nora avait déposé plainte auprès du procureur de la République près le tribunal de Constantine, en joignant un certificat du médecin légiste. L'affaire de Nora Boussafeur, dont nous avons fait écho dans notre édition du 1er août dernier, a fait l'objet d'un démenti adressé à notre rédaction par la cellule de communication de la DGSN. Ce qui a poussé la concernée à réagir.Elle soutient qu'elle est en train de subir, depuis cette affaire, toutes sortes d'intimidations pour la pousser à retirer sa plainte. «Ils sont allés jusqu'à tenter de faire croire que je ne jouis pas de mes capacités mentales, en voulant me faire subir une expertise chez un psychologue, alors que je ne suis ni folle ni déséquilibrée, tout cela pour me pousser à présenter des excuses au service de la sûreté de wilaya, alors que je suis une victime», affirme-t-elle dans sa lettre adressée au DGSN.Nora révèle qu'elle n'arrive plus à dormir et qu'elle est en train de vivre un véritable cauchemar à cause de toutes ces pressions. «Je suis une simple et pauvre citoyenne, je ne suis ni terroriste ni perturbatrice, je n'ai fait qu'user de mon droit après avoir été victime d'une agression caractérisée sur ma personne, avec atteinte à ma dignité», insiste-t-elle. Encore une fois, Nora Boussafeur ne veut pas en démorde. Elle en appelle au DGSN. Elle croit mordicus que lui seul pourra lui rendre justice
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Arslan Selmane
Source : www.elwatan.com