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L'APC ne tient pas ses promesses TRANSPORT À CONSTANTINE



L'APC ne tient pas ses promesses                                    TRANSPORT À CONSTANTINE
Pour la majorité des usagers, les bonnes intentions formulées par les élus locaux n'ont jamais dépassé le stade de la promesse.
La ville de Constantine serait-elle devenue ingérable' Tout porte à le croire si l'on observe l'état où se trouve aujourd'hui la capitale de l'Est qui semble s'installer durablement dans l'anarchie et l'improvisation dans tous les domaines, particulièrement celui du transport public.
La commission communale du transport de l'APC aura beau affirmer qu'elle accorde une grande importance à ce secteur névralgique, pour la majorité des usagers les bonnes intentions formulées par les élus locaux n'ont jamais dépassé le stade de la réflexion.
Le 11 septembre dernier, le chef du service transport de l'APC et membre de cette commission avait bien déclaré que «pour une question d'organisation et d'équipement des stations en matière de sécurité et de sanitaires, la commission a défini les moyens à mettre en oeuvre à court et moyen terme. Ainsi, un poste de police, des chefs de station, des tableaux des lignes et des horaires, des Abribus et des toilettes publiques, hommes et femmes, seront mis en place dans un délai de trente jours, à compter de la date du 11 septembre». Plus d'un mois plus tard, aucun de ces engagements n'a été respecté. Fait symptomatique révélant le manque de considération envers des citoyens livrés à eux-mêmes, aucune explication ne leur a été donnée. Jusqu'à présent rien n'a été fait au moment où les Constantinois vivent le problème du transport comme un véritable drame social. La ville est devenue étouffante et les transporteurs, notamment les chauffeurs de taxi, imposent leur loi en toute impunité en exigeant des tarifs à leur guise, encore faudrait-il que la destination leur convienne. Les tarifs ont triplé en quelques mois, de 100 DA la course à 300 DA, mais certains exigent souvent 500 DA. Dans la plupart des cas, les usagers doivent attendre pendant plus d'une heure et demie pour pouvoir rejoindre leurs lieux de travail ou rentrer chez eux. A la rencontre de quelques-uns de ces usagers, on mesure à quel degré le déplacement d'un lieu à un autre dans cette ville qui se modernise dans l'anarchie totale est devenu un calvaire dur à supporter.
Ainsi, sortie pour quelques achats, une mère de famille assise par terre à la station de Saint-Jean, actuelle rue Messaoud Boudjeriou, nous confie: «Ça fait plus d'une heure que j'attends! Je ne peux pas traverser plus de quatre km pour aller prendre le bus avec mes charges, je ne comprends pas où va cette ville, pourquoi cette anarchie, où sont passées les autorités... Franchement, ça devient insupportable.» Le transport à Constantine n'obéit à aucun règlement et le pire dans tout ça c'est qu'il n'y a aucun contrôle. La situation, déjà problématique, s'est aggravée depuis la mise hors service pour travaux du mythique pont de Sidi Rached soumis à une profonde opération de restructuration depuis plus d'un mois. Constantine étouffe sous les effets d'une circulation automobile infernale. L'opération de réhabilitation du vieux pont, plus que centenaire, s'avère délicate et pourrait s'étaler sur plusieurs mois, selon des spécialistes en ponts et chaussées. Comme un problème ne vient jamais seul, selon le vieux dicton, la rue Ben M'hidi-Larbi, une des artères principales du centre-ville, risque elle aussi d'être fermée à la circulation suite à un affaissement d'une partie de la chaussée. Un état des lieux des plus inquiétants que les autorités locales traitent dans le cloisonnement sans informer les citoyens.
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