Après l'ambassadeur de Serbie qui s'est rendu la semaine passée dans les unités du groupe Condor situées à Bordj Bou Arréridj, c'est au tour du représentant du Brésil de s'intéresser aux activités du groupe algérien.Ce ballet diplomatique n'a rien d'étonnant avec les performances de Condor qui est devenu un acteur important depuis qu'il s'est lancé dans l'exportation.
Il est aussi un modèle de la nouvelle économie algérienne que les partenaires de notre pays veulent connaître de près. L'ambassadeur du Brésil à Alger, Edouardo Botelho Barbosa qui a fait un saut jeudi dans les unités de Condor spécialisées dans la téléphonie mobile et les pâtes s'est dit rassuré quant aux potentialités de l'économie algérienne et les possibilités d'échanges entre les deux pays, notant au passage que Condor est un véritable fleuron de l'industrie algérienne et un exemple de modernité. M. Barbosa, qui a évalué les échanges entre les deux pays autour de 3 milliards et demi dans les deux sens avec un surplus pour l'Algérie a indiqué que ces derniers sont variés. Ils vont des produits alimentaires à la vente de machinerie en passant par les travaux publics, a-t-il dit, citant avec fierté la construction du viaduc de Constantine qui est devenu selon lui la nouvelle carte postale de la ville.
L'ambassadeur du Brésil a insisté sur les possibilités de les promouvoir davantage. Les relations amicales qui durent depuis l'indépendance de l'Algérie sont solides et importantes, avec une volonté de les développer des deux côtés, a ajouté le diplomate. Vantant les potentialités de son pays, M Barbosa a souligné que celui-ci compte pour la 7e ou la 8e économie du monde, meure s'il regrette qu'elle sorte d'une profonde récession. «Mais elle reprend. Tout indique que nous allons reprendre la croissance dynamique des années passées», a-t-il indiqué. L'ambassadeur du Brésil qui a noté que son pays dispose d'une économie diversifiée a évoqué l'industrie aéronautique qui est, selon lui, la troisième du monde, l'industrie automobile très importante et l'industrie agro-alimentaire qu'il a jugée moderne puisqu'elle exporte dans le monde entier sans avoir épuisé toutes les ressources et surtout sans toucher à l'Amazonie. Le tourisme a également sa place, a ajouté l'ambassadeur du Brésil, qui a parlé de l'ouverture prochaine d'une ligne aérienne indirecte entre son pays et l'Algérie. «Je suis ici pour explorer les possibilités de rapprocher davantage nos deux pays ; nous avons examiné quelques idées que nous espérons fructifier dans un futur pas très lointain», a conclu le diplomate.
Pour le PDG de Condor Abderrahmane Benhamadi qui a rappelé que la coopération avec les Brésiliens ne date pas d'hier, puisqu'en 2001-2002 la société a intégré plusieurs produits de ce pays dans ses articles dans le cadre du système, a évoqué la nécessité de profiter de l'expérience de ce pays qui compte une industrie automobile performante avec une production 4 millions de voitures par an. "Nous allons examiner avec les Brésiliens les possibilités de développer une activité de fabrication de pièces de rechange automobiles dont le pays a besoin", a déclaré M. Benhamadi qui a noté que les possibilités d'échanges sont énormes, même s'il n'a pas parlé d'accords pour l'exportation des produits de Condor dans ce pays d'Amérique du Sud.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : H N
Source : www.letempsdz.com