
Restauration, préservation, conservation... sont les maîtres mots de cette consécration dans notre pays. Puisque du 18 avril au 18 mai, toutes les régions ont été remises au jour pour laisser découvrir monuments, vestiges et endroits multiples et pittoresques qui sont pour la plupart voués à l'abandon. D'où de fervents appels à la sauvegarde urgente et nécessaire de ce patrimoine matériel et immatériel, poussés par les gens du métier : spécialistes de la chose patrimoniale, archéologues, urbanistes, muséologues, chercheurs se sont réunis tant à Constantine, qu'à Batna, Tissemssilt ou Guelma et ailleurs sur le vaste territoire algérien pour tirer la sonnette d'alarme qui du reste n'en retentit pas moins le reste de l'année. Et ce mois du patrimoine n'est qu'une autre heureuse ou malheureuse occasion, c'est selon, de relancer ce débat de la protection des monuments enfouis dans la terre Algérie depuis la nuit des temps. Et cette relance ou rappel à l'ordre des professionnels n'est que l'aboutissement d'appels resté sans écho. Aujourd'hui, les pouvoirs publics semblent avoir pris du recul pour mieux sauter sur ce patrimoine élevé au rang des besoins culturels cruciaux de l'heure. D'où des aménagements, des projets, des chantiers et des mises en valeur de ces pans d'histoire à la fois nationale et universelle. Comme il est des encouragements aux auteurs qui signent artistiquement des 'uvres de grande envergure à l'image de cette exposition et de ce colloque consacrés à un grand plasticien Rachid Koraïchi, dont la griffe s'en est allée titiller une autre mémoire, d'un autre temps qui n'en reste pas moins des plus actuelle. Celle qui rattrape d'une manière originale et singulière le temps et sa désuétude en gratifiant de ses lithographies dix grands mystiques de l'islam. Une belle et heureuse tentative artistique de réconcilier les hommes et faire reculer le fanatisme d'aujourd'hui. Des maqamates qui se veulent une démonstration de la civilisation musulmane que les 'uvres de Koraïchi démontrent depuis leurs premières expositions en Europe en 2010 déjà. L'Algérie, ce grand musée à ciel ouvert, a encore beaucoup à montrer. Si toutefois ses richesses arrivent à transcender l'usure du temps et l'oubli des hommes.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Saliha Aouès
Source : www.horizons-dz.com