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Khelli l'bir beghtah Retour de manivelle



En définitive, ce libéralisme, tant de fois loué par les maîtres du monde confortés dans leurs certitudes par les nouveaux gourous de la pensée qui viennent, l'air docte et sentencieux, distiller sur les plateaux télé que le monde a changé de face et que le siècle est désormais à l'initiative libérale et à l'économie de marché «régulée» ' ils affectionnent particulièrement ce terme ' par la loi sacro-sainte de l'offre et de la demande, ce libéralisme donc prend eau de toutes parts. Et les voilà paniquant sur les places boursières craignant un autre crash pire que celui qui ébranla le monde entre les Deux Guerres. La mondialisation présentée comme la panacée à tous les problèmes de la planète est un échec retentissant et les pays les plus avancés économiquement connaissent de graves conflits sociaux avec la mise au chômage de milliers d'ouvriers par la grâce de la délocalisation dans les pays de l'est où la main-d''uvre est trois fois moins coûteuse. Alors, devant la frénésie des pôles financiers qui ont fait circuler plus de liquidités ' spéculation oblige ' que de produits réels, la crise était inévitable. Ainsi, ajoutée à l'arrogance guerrière des Etats-Unis dont l'armada se déploie là où il y a du pétrole avec le coût faramineux que supposent les expéditions, notamment en Irak et en Libye, la débauche néolibérale a atteint un seuil que même les cabinets et les officines qui en ont loué les vertus, font aujourd'hui une formidable marche arrière et l'on assiste de la part des économies les plus libérales, à un retour au protectionnisme qui remet en question les fondements mêmes de la mondialisation. On s'est alors rendu compte que le gendarme du monde, qui a puisé sa puissance dans une «unipolarité» conséquente à l'effondrement de l'ex-URSS, présentait beaucoup de points faibles, faisant l'effet d'un ballon de baudruche. Comment ' Il n'y a pas lieu de tartiner et de trop s'attarder sur l'Occident, mais voyons chez nous. L'équation est très simple et ce vent de protectionnisme du pays où l'on s'est rendu compte que cette économie de marché, vivement vantée, s'est révélée catastrophique avec des «investisseurs» qui n'ont fait que transférer de fabuleuses plus-values sans pour autant apporter quoi que ce soit à l'économie nationale. Alors, on change de cap et l'on parle de sauver des dizaines d'entreprises, hier encore sur le point d'être cédées au dinar symbolique. L'exemple du complexe moteurs-tracteurs de Constantine résume à lui tout seul cette immense arnaque : voilà une entreprise qui produit des tracteurs très performants mais déloyalement concurrencés par les importateurs qui proposent des produits bas de gamme beaucoup moins chers. Résultat : près de 1 500 tracteurs rouillent au soleil faute de preneurs et le chômage technique pointe le bout de son nez. C'est donc ça le libéralisme ' Non merci. Enfin, de quoi je me mêle ' Khelli l'bir beghtah.
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