Les enquêtes ouvertes tous azimuts sur le détournement du foncier agricole ont fini par être menées à bien, en dépit de toutes les difficultés et embûches rencontrées par les officiers de la gendarmerie nationale. Il semble, cependant, bien qu'il ait été décidé de ne pas transmettre tous ces volumineux dossiers à la justice. Pourquoi ' Simplement parce que cela risquerait de provoquer des scandales en cascades, bien plus grave et bien plus médiatiques que le procès Khalifa. Ce sont des pans entiers de l'Etat algérien et de ses différentes institutions qui risqueraient d'en souffrir gravement, au point de risquer carrément l'effondrement.
Nous sommes tous Algériens. Nous connaissons tous le sort qui a été réservé à certaines de nos meilleures terres agricoles, à commencer par les plaines fertiles de la Mitidja. Rien qu'à Bouchaoui, Zéralda, Staouéli, Birkhadem, Draria, El Achour et Kouba, des milliers d'hectares ont été détournés et octroyés à de grosses pontes, activant parfois sous des prête-noms, ou bien usant du nom de jeune fille de leurs épouses, ou même de ceux d'alliés proches, comme ceux des beau-fils et des beaux-frères. A Birkhadem et à Gué de Constantine par exemple comme ailleurs, il est possible à ce jour de s'en procurer une décision d'attribution d'un lot de terrain sur la base de décisions antidatées. Tout le monde le sait, c'est un secret de polichinelle, dans ces communes, où les ultimes bastions agricoles, continuent d'être régulière- ment « agressés » par de « grosses légumes » en dépit de la guerre acharnée que leur mène une poignée de citoyens honnêtes de leurs communes.
L'Etat, qui ne veut donc pas aller vers des oppositions frontales, avec des conséquences dommageables pour tous, a donc préféré initier des processus de restitution de ces terres au profit de leurs bénéficiaires originels, avant de leur être enlevées à leur tour dans le cas où ils étaient en accord avec toutes ces transactions délictueuses. Procédure de fourmi. Parallèlement, il a été décidé de détruire les maisons en construction, n'obéissant pas aux règles urbanistiques d'usage, où bien laissées en chantier. Là, c'est aussi un autre dilemme. Des centaines de milliers de carcasses de ce genre, dénaturant toutes les villes du pays, en sont concernés. Une autre interrogation monte à la surface. Ou était l'état lorsque ces constructions avaient envahies nos terres agricoles ' Enfin, de quoi je me mêle ' Khelli l'bir beghtah.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R Khazini
Source : www.infosoir.com