Il faut du temps, de la patience pour réparer une banale fuite d'eau. Les habitants de plusieurs rues de la Basse-Casbah et d'ailleurs ne me contrediront certainement pas. Dans cette venelle modeste située devant l'école Malek-Bennabi à Gué-de-Constantine, le précieux liquide coule ostensiblement, imperturbablement. Son ruissellement est limpide. Echappé des entrailles de la terre, il surgit presque avec entrain, comme s'il voulait s'extraire d'une gangue insupportable. L'attentisme, l'indifférence aidant, le préjudice perdure depuis plus d'une année, attendant qu'une main salutaire y mette fin.
Le spectacle d'une eau qui prend la clé des champs est devenu fréquent. Cette source de vie semble trop rétive, trop indisciplinée pour se laisser bridée par d'antiques canalisations. Un rien la pousse à filer à l'anglaise. Ecoulement fébrile qui s'étire et s'étale partout, inondant les rues, les avenues et les ruelles les plus retirées. Il ne s'agit pas de faire mousser le propos. Mais force est de reconnaître que les fuites d'eau, répétitives, courantes et trop pénalisantes, prennent l'allure d'un réel problème, l'eau s'échappe de partout et s'en va s'évaporer ailleurs. Les ripostes et les parades sont extrêmement tièdes pour en réduire les aléas. Le gaspillage, pour le cas d'espèce, n'est pas un moindre mal. Une fuite d'eau peut durer des jours, des semaines et des mois pour être réparée.
Que de fois, avons-nous «contemplé, l'âme en peine, un décor affligeant. L'impuissance nous confine souvent à fulminer contre un déversement substantiel qui s'emballe tel un torrent impétueux. L'eau qui se perd à tout l'air de devenir un véritable casse-tête, une hantise pour toute la collectivité.
C'est presque la quadrature du cercle, faute de solutions efficaces et définitives. L'eau qui «fout le camp» avec cette exécrable désinvolture, causant des pertes et des dommages, doit inciter les services concernés à chauffer la matière grise. A moins qu'une manne céleste ne vienne indéfiniment suppléer les torts et nous épargner des soucis. Enfin, de quoi je me mêle ' Khelli l'bir beghtah.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R Khazini
Source : www.infosoir.com