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Kerrouche : «Di Canio m'a pourri la vie»



Kerrouche : «Di Canio m'a pourri la vie»
Mehdi Kerrouche quitte Swindon Town, un peu ou beaucoup, en raison de son manager, Paolo Di Canio, avec qui il filait l'amour vache. L'attaquant, qui vient à peine de s'engager avec le CSC, n'en garde pas forcément un bon souvenir de l'Italien. Explication.
Mehdi, tu viens de quitter Swindon Town pour rejoindre Constantine, en Algérie. Pourquoi ce choix '
J'ai signé deux ans avec Constantine. Je suis content. C'est un club ambitieux, avec un beau projet. Celui de faire partie des meilleurs clubs algériens, d'aller titiller l'USMA et Sétif. En plus, il y a quelques joueurs que je connais qui y jouent. C'est tombé à pic parce qu'il fallait que je parte de Swindon. Ça ne pouvait plus continuer...
Pourquoi ça '
Je ne pouvais plus travailler sereinement avec le coach, Paolo Di Canio. Je n'avais plus confiance en lui et c'était certainement réciproque. On a, donc, trouvé un compromis avec le président de Swindon Town pour une résiliation.
Quel était le problème avec Di Canio '
Il n'est pas honnête, ne voit les choses qu'à travers son propre intérêt. Quand il gagne, c'est grâce à lui, et quand il perd, c'est à cause des joueurs. C'est un arrogant. Quand je suis arrivé à Swindon Town, je connaissais sa réputation mais je n'aime pas les préjugés. Je lui ai toujours dit les choses en face, sans jamais lui manquer de respect, et il n'aime pas qu'on lui dise les choses. Il préfère instaurer un climat de peur. Je me suis toujours donné à fond pour l'équipe. J'ai même joué blessé. Il m'a accusé d'avoir fait semblant d'être blessé au cours de la saison. J'étais alors le meilleur buteur du club et j'étais touché aux adducteurs. J'ai demandé à passer une IRM mais le kiné a refusé et m'a imposé un programme spécifique qui m'interdisait d'effectuer certains exercices physiques. Une fois rétabli, je n'étais toujours pas convoqué par le coach. Au bout de quatre matches, je suis allé lui demander pourquoi. Il m'a dit que je trichais, que je ne m'entraînais pas comme les autres. J'ai demandé une confrontation avec le kiné et il s'est mis à bégayer. A partir de là, ils ont commencé à me coller deux entraînements dans l'après-midi. Je devais m'entraîner quand les autres joueurs étaient en vacances. La situation était devenue insupportable. Di Canio voulait me faire craquer. Il m'a pourri la vie. Il n'a pas été correct avec moi. Et pas qu'avec moi...
C'est-à-dire '
Quand je suis arrivé, il y a eu la fameuse altercation avec Leon Clarke. Après une défaite en Carling Cup contre Southampton (1-3), Di Canio et son staff s'en sont pris à lui parce qu'il avait raté une occasion. Clarke a répondu à l'adjoint en quittant le terrain et il a filé vers le vestiaire. Di Canio lui a sauté dessus dans le couloir et l'a agressé. A l'intérieur, l'un de ses adjoints lui a même balancé une chaise à la gueule ! J'étais à côté quand c'est arrivé. J'ai tout vu. Clarke est alors revenu sur la pelouse pour parler avec le président qui lui a conseillé de rentrer quelques jours à Londres. Il n'est plus jamais revenu... Le lendemain, Di Canio a organisé un meeting à l'entraînement et nous a descendu le comportement du joueur en l'accusant d'être le responsable de notre défaite. Que ce n'était pas un bon gars. On avait perdu sans vergogne face à une équipe qui vient de monter en Premier League. Je suis allé lui parler en tête à tête et je lui ai dit que Clarke avait peut être mal agi et qu'il méritait une chance. Je n'aime pas l'injustice. Di Canio m'a répondu que je ne pouvais pas dire ça, qu'il avait manqué de respect au staff. A partir ce jour-là, il a mis de côté Esajas juste parce qu'il était pote avec Clarke. Pendant quatre, cinq mois, il a été mis de côté...
Un autre épisode a fait beaucoup parler en Angleterre. Di Canio a été accusé d'avoir tenu des propos racistes par ton ex-coéquipier, l'Ivoirien Jonathan Téhoué...
Dix jours seulement après son arrivée, Di Canio s'en est pris à lui. Mais sans lui dire en face. Il agit toujours comme ça. Il n'était pas satisfait du rendement de Téhoué. Il lui a alors imposé un programme spécifique hyper lourd les veilles de match. Le but était clair : le pousser à bout. Téhoué ne voulait pas être cramé pour les matches, alors il a refusé et a quitté l'entraînement. Je n'y étais pas mais il aurait tenu des propos tendancieux à son encontre auprès des autres joueurs du groupe...
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