Les routes d'accès aux différents quartiers se sont dégradés, le transport fait défaut, l'éclairage public est défaillant, l'eau rationnée et le balayage communal quasi inexistant.
Kef Salah, une localité de 7000 habitants dans la commune de Didouche Mourad, située sur une colline, est en passe de devenir plus grande que le vieux village. Des centaines de logements évolutifs et quelques lotissements se confondent avec l'horizon, une spécialité locale même si le paysage a été altéré par la construction d'immeubles achevés mais toujours pas distribués par la municipalité. «Quand on a emménagé, il y a une dizaine d'années, le calme et la quiétude régnaient à Kef Salah, à telle enseigne que les habitants de Didouche Mourad nous jalousaient eux qui se sentaient à l'étroit dans le vieux village. Mais les choses ont bien changé et au fil du temps on a dû déchanter face à l'absence de commodités», nous dira un habitant de Haï El Amel, une cité d'auto-construction comme il en existe une dizaine à Kef Salah.
Très vite, selon notre interlocuteur, «les routes et chemins d'accès aux différents quartiers se sont dégradés. L'éclairage public est depuis toujours défaillant et le balayage communal quasi inexistant». Il est vrai quand même que tous ces aléas sont atténués par l'abondance de commerces en tous genres, ce qui évite aux habitants de se déplacer au village, au vu du manque de transport. A ce propos notre interlocuteur explique : «Le transport constitue également un problème puisque les bus qui arrivent de Constantine où une bonne partie des habitants de Kef Salah travaillent ou étudient, s'arrêtent à Didouche Mourad. Pour rejoindre nos demeures on est obligés de débourser encore pour prendre des minibus poussifs dont les horaires sont aléatoires. Ils ne garantissent d'ailleurs le service que jusqu'à 18 h. Au-delà ce sont les fraudeurs qui prennent le relais en assurant des navettes à leur guise et à des tarifs le plus souvent prohibitifs.» Les habitants de Kef Salah sont aussi confrontés à un phénomène presque inconnu à Didouche Mourad : l'insécurité. Il est vrai que cela n'atteint pas le degré de gravité enregistré au chef-lieu ou à la nouvelle ville Ali Mendjeli mais l'on signale tout de même quelques délits comme les agressions ou les cambriolages.
L'alimentation en eau potable constitue également un souci majeur pour eux. Les habitants affirment ne recevoir le précieux liquide que deux fois par semaine et pendant quelques heures seulement. Ce qui est très insuffisant pour couvrir leurs besoins. Rien n'a été cependant fait pour remédier à cette situation, précisent les habitants, en dépit du fait que ce problème ait été porté à maintes reprises à la connaissance des autorités concernées.
En termes d'infrastructures de loisirs, le quartier est très mal loti estiment les résidants de Kef Salah, car, mis à part un terrain de football, il n'existe pas de maison de jeunes ni encore moins d'aires de jeux ou de détente notamment pour les tout petits pour leur permettre de dépenser leur trop-plein d'énergie.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : F Raoui
Source : www.elwatan.com