Dans le cadre de
la mise en oeuvre d'un programme pluriannuel de formation portant sur les
thérapies comportementales et cognitives, l'association des psychologues de la
wilaya de Constantine organise, depuis jeudi et ce jusqu'à aujourd'hui samedi,
à la salle Bensmail de la faculté de médecine du Chalet des Pins de
Constantine, un troisième atelier de formation à l'intention des psychiatres et
des psychologues.
Encadrées par un
praticien français, le docteur Bernard Rouchouse, médecin psychiatre à Lyon
(France) et chargé de cours à l'université du Rhône, ces journées de formation
réunissent une cinquantaine de spécialistes des secteurs publics et privés
ainsi que des résidents en formation à Constantine et Annaba. Les spécialistes
venus de différentes régions du pays , comme Tlemcen, Oran, Annaba, Tébessa,
Souk-Ahras, Jijel, Biskra, Batna, Mila et, bien entendu, Constantine,
plancheront, durant ces trois jours, sur le thème de la phobie sociale, ou
l'anxiété sociale, et les thérapies d'affirmation de soi.
Selon les
informations recueillies auprès des participants à l'atelier, la phobie sociale
est une pathologie très fréquente qui se manifeste pratiquement dans tous les
milieux publics (lieu de travail, école, université). «Cela correspond
globalement à ce qu'on appelle la peur des autres», dira le docteur Rouchouse.
Et c'est le rôle du psychologue et du psychiatre d'intervenir à ce niveau, non
pour enlever l'anxiété mais pour la faire diminuer au cours de plusieurs
séances de thérapie de «désensibilisation». Les spécialistes voient cette
phobie comme une allergie aux autres ». A ce stade, indique le professeur
Benlatrèche, vice-président de l'association des psychologues de la wilaya de
Constantine, « le traitement se fera par la technique de « l'exposition », en
ce sens que le sujet sera mis devant ce qu'il craint le plus et on travaillera
petit à petit sur son intellect pour faire baisser son anxiété. Le but est de
parvenir à faire accepter au patient cette situation, c'est-à-dire, celle
d'être observé, critiqué, mais avec une gêne moindre, à la limite de la
normale. On ne cherche pas à enlever l'anxiété parce qu'il y a des anxiétés qui
sont normales et parce que nous sommes tous exposés à la gêne de parler en
public, par exemple, seulement il ne faut pas que cette gêne soit paralysante».
Le praticien
français a déclaré qu'il existe deux grandes techniques qui sont utilisées pour
traiter cette pathologie : la désensibilisation par l'exposition progressive
qui est basée sur les mêmes principes que le traitement de l'allérgie, et
l'affirmation de soi qui est, peut-être une innovation, laquelle permet de
donner au patient des outils novateurs pour améliorer ses relations avec les
autres et contribuent à augmenter la confiance en soi et l'estime de soi, comme
savoir refuser, oser demander, etc.»
Evaluant le
travail fait jusqu'ici par son organisation pour l'application du programme de
formation qui court jusqu'au mois de juin 2010, le Professeur Merdji, président
de l'association des psychologues de la wilaya de Constantine, a déclaré que ce
long travail de formation des formateurs constitue un défi. Au début, on
n'était pas sûrs de pouvoir le mener, mais maintenant cela prend forme, et c'est
une fierté pour notre association !».
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A Mallem
Source : www.lequotidien-oran.com