
Le ministre de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche a procédé hier à partir de Constantine au lancement officiel de la campagne agricole 2016-2017.Abdesslem Chelghoum, qui était accompagné du ministre des Ressources en eau et de l'Environnement Abdelkader Ouali, a également présidé la cérémonie officielle de célébration de la Journée mondiale de l'alimentation à la maison de la culture Malek-Haddad qui abrite depuis hier un important salon dédié à l'agriculture, lequel, abrite un large éventail d'intervenants dans le secteur agricole. La célébration de cette journée, placée cette année sous le thème « Le climat change, l'alimentation et l'agriculture aussi » a été marquée également par la présence des représentants du Pnud et de la FAO qui ont lu respectivement les messages du secrétaire général de l'ONU et du directeur général de l'Organisation des nations-unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) qui ont souligné tour à tour le message dominant de la Journée mondiale de l'alimentation cette année, à savoir l'impératif des défis liés à la faim et à la pauvreté afin d'atteindre les objectifs de développement durable fixés par la communauté internationale. Pour leur part, Abdelkader Ouali et Abdesslem Chelghoum relèveront chacun les incidences catastrophiques du changement climatique sur l'agriculture autant que l'environnement. «Un défi majeur s'agissant d'un phénomène naturel difficile à cerner et qui touche la récolte agricole autant que les terres cultivables de par les glissements de terrains qui peuvent survenir » notera le ministre de l'Agriculture qui mettra l'accent sur les efforts de l'Etat algérien en la matière. «L'Algérie qui depuis les années 1970 avait réagi au phénomène de la désertification à travers le barrage vert, a engagé à partir des années 2000 des politiques et des stratégies qui prennent en compte les spécificités des différentes régions du pays mais également des changements climatiques et ce afin d'atténuer les conséquences désastreuses qui peuvent en découler. Rappelant le désinvestissement total qui avait frappé le secteur de l'agriculture durant la décennie noire qui a affecté notamment le milieu rural marqué par un exode sans précédent, Abdesslem Chelghoum précisera que l'Etat ne peut, en 15 ans, résoudre tous les problèmes de l'agriculture, certifiant que les résultats enregistrés sont probants. Il citera à ce titre que le secteur de l'agriculture participe à hauteur de 10% au PIB et connaît un taux de croissance qui se situe entre 6 et 7%. Ce qui augure selon lui, des perspectives prometteuses tant son département s'attèle «sans relâche à mettre en exergue les axes principaux de sa politique qui sont le développement des systèmes d'irrigation, la modernisation des exploitations, la résorption de la jachère et le développement des légumineuses alimentaires et cultures fourragères ainsi que la promotion de l'investissement par la mise en valeur des terres» .
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : K G
Source : www.lesoirdalgerie.com