Constantine - Revue de Presse

Journée de protestation à l'université Mentouri



Le bras de fer entre l'administration et le syndicat de l'université Mentouri de Constantine repart de plus belle, après l'accalmie procurée par une série de réunions entre les deux partenaires sociaux où le dialogue avait été privilégié. Ce qui avait amené l'administration de l'université à lâcher du lest en rétrocédant quelques droits aux travailleurs, concernant notamment la gestion des locaux commerciaux et la réouverture de la cantine des travailleurs, situés à l'intérieur du campus Mentouri. En effet, avec la protesta organisée hier au pied de la tour administrative, il semble que c'est à nouveau la crispation et la confrontation au campus Mentouri et ses dépendances. Encadrés par leurs représentants syndicaux, les travailleurs de l'université ont, durant près de cinq heures, de 8h3O à 13 h, bloqué l'accès à la tour administrative. Cette action syndicale découle en droite ligne des recommandations prises par l'assemblée générale extraordinaire qui s'était tenue le 19 février dernier pour revendiquer le départ de trois responsables administratifs, en l'occurrence le directeur du personnel, son chef de service et le chef de service de la formation, accusés par les travailleurs et le syndicat de «dépassements dans l'opération de recrutement» et de «mauvaise gestion». Un délai d'une semaine avait alors été fixé par la section syndicale au rectorat pour répondre à cette revendication transmise à tous les responsables, au niveau national et local, habilités à prendre des décisions en la matière. Et c'est à la suite du refus de l'administration de l'université de répondre à cette demande que fut lancé l'appel à la journée de protestation qui s'est déroulée hier. Selon une source proche de la section syndicale, d'autres actions, qui revêtiront d'autres formes, seront lancées prochainement par les travailleurs pour faire aboutir leur revendication. Notre source ajoute aussi que bien avant le déclenchement de la journée de protestation, la section syndicale avait reçu une correspondance au ton menaçant, émanant du rectorat, disant que la loi n'accorde aucun droit aux travailleurs et à leurs représentants d'avancer une revendication pareille, tout en précisant qu'il tiendrait pour responsable la section en cas de dérapages au cours de la journée de protestation. Ce qui, apparemment, n'a pas stoppé le syndicat qui a durci le ton et qui ne compte nullement s'arrêter à cette action pacifique.
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