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Internet demeure sous-exploité par les artistes constantinois Les pages web artistiques sont victimes du free et du piratage



Internet demeure sous-exploité par les artistes constantinois                                    Les pages web artistiques sont victimes du free et du piratage
De notre correspondant à Constantine,
Nasser Hannachi

La consommation des avantages de la Toile demeure basique chez la jeunesse constantinoise. Hormis les téléchargements outranciers de films, musique et jeux, il n'y a aucune option de créativité artistique, communautaire. Des initiateurs de ce genre d'initiatives sont à chercher à la loupe dans ce vaste champ. L'internet artistique ce n'est pas pour demain'La boulimie générée par la Toile aura ouvert les fenêtres à une immensité de téléchargements tous azimuts. D'autant plus que la culture du payement n'a pas encore été instaurée pour préserver les 'uvres d'autrui. Particulièrement ces trois dernières années où le pic de la fraude a atteint son optimum et la sonnette d'alarme aura été activée en ce début d'année 2012 avec la fermeture du «Megaupload» à la suite d'une grogne d'artistes s'estimant lésés par le piratage. Une sentence qui a ainsi mis fin à un pompage rapide et consistant en musique et films sans faire valoir le moindre sou. C'est là la face généreuse du Net mais qui peut lâcher ses internautes, sauf s'ils payent, quoique cette mesure ne concernant nullement les internautes locaux pour la simple raison qu'ils ne disposent pas de technologie leur permettant de s'acquitter d'achats en ligne. Toutefois, d'autres solutions sont venues appâter les «consommateurs» et les initiateurs de projets ou, à fortiori les artistes, particulièrement ceux du 7e art dont la présence est perceptible et surtout rentable à travers ce support de transmission. Ainsi, à l'étranger, des possibilités d'investissement sont proposées à tous les internautes pour financer sur la Toile des films et/ou des albums. Les cybernautes peuvent contribuer au montage financier d'un film de leur choix après une sélection prédéfinie. Pour les aider dans leurs choix et décision, des extraits de tournage leurs sont présentés, ce qui leur permettra d'opter pour un financement à hauteur pécuniaire variable. Le monde du cinéma avait introduit cette option pour «former» des internautes coproducteurs. Jusque-là on est resté loin de ces initiatives et actions qui font du Net une machine à sou pour ceux qui sauraient la faire fonctionner. En 2010, une expérience outre-mer d'un site spécialisé dans le financement participatif s'est lancée dans l'assistance de porteurs de projets grâce à l'implication des internautes pour soutenir l'action culturelle et artistique sous toutes ses formes. Des «essais» y parviennent, toutes disciplines confondues (court métrage, environnement, sport,'). , en quelque sorte, la version web du microcrédit concédé via le net par des internautes qui sont avertis par une étude prévisionnelle, préalable sur le coût de réalisation d'une telle esquisse culturelle ou artistique, avec éventualité de remboursement au cas où le projet n'atteint pas son objectif.Mais qu'en est-il réellement en Algérie ' Malgré ces avancées, la jeunesse algérienne demeure figée dans la notion basique des services offerts par la Toile. « On ne peut prétendre à ce genre de production. C'est délicat pour nous. La majorité des jeunes se soucie pardessus tout de l'emploi ou à plus forte raison d'un ticket pour l'Eldorado. L'Internet ''artistique'', ce n'est pas pour demain'», déplore un accro de la Toile rencontré dans un cybercafé de la ville. Questionné sur sa consommation, il répondra sans hésitation : « Moi, je viens pour discuter, télécharger de la musique et participer à des jeux de groupe on-line.» La notion des financements de projets créatifs et innovants est globalement méconnue par cette frange juvénile. Et ce n'est pas une culture qui d'un clic va inonder les PC. La jeunesse locale prise particulièrement l'insolite en tentant à chaque occasion de poster des minividéos sans impact sur les multiples capacités de la Toile. Un effort limité au rituel copier-coller, notamment avec l'avènement des réseaux sociaux tels facebook ou twitter. La communauté d'artistes ne s'est pas encore constituée pour explorer et exploiter l'autre face bénéfique de cette révolution technologique et médiatique qu'est l'Internet. Et le managérat artistique, «local», propre au «Net» appelle d'autres soubassements dont spécialement la mise en place de systèmes aptes à récolter les dons et/ou les écots émanant des internautes destinés au financement des projets artistiques.
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