
Des têtes d'affiche ont honoré cette édition, à l'instar de Billy Cobham, Aka Moon, Alpha Blondy.Plus de 3000 personnes ont assisté, jeudi, à la soirée de clôture du Dimajazz pour sa treizième édition, la quasi-majorité ayant acheté des billets pour profiter de la fête. Ils seraient venus plus nombreux si la salle pouvait contenir davantage de monde. Phénoménal ! Et pour cette dernière soirée, l'équipe organisatrice a offert à son public le meilleur qui puisse exister en matière de jazz-fusion : Incognito ! Les emblèmes de l'Acid jazz londonien ont envahi la scène de la salle Ahmed Bey (que les Constantinois préfèrent appeler Zénith). Clôturer le Dimajazz est une gageure, et les Incognitos, pas si inconnus que ça, ont largement rempli leur contrat.Les compagnons de Bluey avaient donné des sueurs froides aux organisateurs en arrivant à Constantine au moment où le public était déjà dans la salle. L'expérience et le talent des musiciens ont permis cependant de rattraper le retard. Ils ont même effectué une balance sans que le public s'en rende compte. Un exploit dont seuls les grands sont capables. Les lumières éteintes, place à la musique. Du jazz, du funk, de la soul british, une machine huilée et qui tourne sans le moindre grincement. Des voix aussi : Momrelle Anthony et Carleen Anderson?Une chance inouïe pour le public algérien qui a dansé longuement aux rythmes de Always there, Don't you worry about thing et d'autres succès tirés du dernier album Amplified soul, sorti en 2014, classé n°1 au Billboard américain des albums jazz de l'année. Incognito est un groupe qui connaît un succès planétaire depuis plus de 35 ans au Royaume-Uni et partout dans le monde, avec le passage de pas moins de 150 musiciens, un des projets les plus importants de fusion !A Constantine, le leader du groupe, Bluey, a avoué son admiration du public au Dimajazz. «Certains nous ont déconseillé de faire ce déplacement en Algérie, mais nous sommes venus et nous avons vu le contraire. Nous allons partir en Allemagne, au Japon et dans d'autres pays et nous allons partout raconter qu'en Algérie nous n'avons rencontré que la paix, la joie et un très beau public», a-t-il avoué devant les milliers de jeunes, hommes et femmes qui ont longuement applaudi les artistes. Pour cette treizième édition, le Dimajazz s'est distingué par sa programmation prestigieuse.Des étoiles, il y en avait dans le zénith du ciel constantinois. Des têtes d'affiche ont honoré cette édition, à l'instar de Billy Cobham, Aka Moon, Alpha Blondy, et le succès est total, malgré les embûches qui ont failli perturber l'organisation de l'événement, entre autres la confirmation tardive de la salle de spectacle, qui dépend de l'ONCI (heureusement que l'exclusivité de gestion donnée à l'ONCI n'est accordée que pour la durée de la manifestation «Constantine, capitale de la culture arabe 2015»). Le Dimajazz est un festival qui s'inscrit avec brio parmi les rendez-vous incontournables de jazz dans le monde. Longue vie au Dimajazz, et vive la musique, comme disait Aziz Djemame, l'un des fondateurs du festival, décédé il y a dix ans et pour qui cette édition a été dédiée.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ilhem Chenafi
Source : www.elwatan.com