Constantine - A la une

Ils sont allés tenter leur chance ailleurs 250 000 chercheurs algériens à l'étranger



Rappel - Cela fait un peu plus de trente années qu'est né, à l'université de Constantine, un centre de recherche. Les pouvoirs publics ont aussi élaboré une loi programme, la loi 98/11 pour encourager et soutenir la recherche scientifique.
Il faut tout de même reconnaître que depuis la promulgation de la loi programme 98/11 et les amendements qui la sous-tendent, la donne a changé, aussi bien sur le plan de la restructuration et de la réorganisation de la recherche que sur celui de son financement.
«Plus de 100 milliards de dinars sont consentis à la recherche scientifique en Algérie, ce qui est un budget conséquent qui ouvre de grandes possibilités aux chercheurs qui doivent «trouver» désormais et trouver utile», nous dit-on aussi au niveau du Mesrs. Mais malgré la mise en place des différentes structures et institutions, aussi bien le Conseil national de la recherche scientifique et technique que la Direction générale de la recherche scientifique et du développement technologique, plus de 250 000 chercheurs préfèrent servir d'autres nations.
«Ils font le bonheur de laboratoires étrangers et ne servent que très épisodiquement les laboratoires de leur patrie», nous dit-on au niveau du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (Mesrs). «Malgré les maintes tentatives pour la mise à contribution de plusieurs universitaires algériens résidant en Europe, dont bon nombre avaient donné leur aval pour participer activement à la promotion de la recherche dans leur pays, la situation n'a pas beaucoup évolué, puisque seule une infime minorité a joint l'engagement à l'acte», ajoute notre interlocuteur. Parmi cette catégorie de chercheurs, B.S, qui nous dit qu'il s'agit pour lui «d'une dette que la plupart des sommités scientifiques installées en Europe et aux Etats-Unis, entre autres, doivent à leur pays d'origine, qui a financé, à travers des bourses non négligeables, leurs études. Il va sans dire que le décor est planté pour que de la 4e place qu'elle occupe aujourd'hui dans le classement africain de la recherche scientifique, l'Algérie accède à un rang à la mesure de ses ambitions», dit-il.
Ce n'est pas le même son de cloche chez un autre chercheur qui risque de grossir les rangs des «fugitifs». «Il faut reconnaître que parmi mes collègues qui préfèrent les laboratoires étrangers, il y a ceux qui, à juste raison, disent qu'il y a en Algérie beaucoup de bureaucrates puissants qui rôdent dans les milieux des chercheurs. Il s'agit de rats de laboratoires comme on dit dans notre jargon qui ne consultent jamais un consortium de chercheurs, jugés par eux trop théoriques», conclut notre interlocuteur.
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