Un sommet de l’Alliance en octobre
L’annonce faite vendredi dernier par le chef du gouvernement et secrétaire général du Rassemblement national démocratique, Ahmed Ouyahia, concernant la proximité de la révision constitutionnelle, à l’issue du conseil national de son parti tenu à Zéralda, semble avoir mis en demeure les formations de l’Alliance présidentielle de se mobiliser pour le projet du chef de l’Etat. Surtout que les trois partis de l’alliance appuient publiquement une révision de la Constitution et un troisième mandat présidentiel. C’est en toute logique que les trois partis comptent porter le projet et exprimer leur soutien à la candidature du président de la République pour un troisième mandat. Le Front de libération nationale (FLN), en sa qualité d’initiateur du projet de la révision de la première loi du pays pour un troisième mandat pour M. Bouteflika, sera sûrement au-devant de la campagne pour celle-ci. Le parti de Abdelaziz Belkhadem, qui prendra la présidence de l’Alliance dès le mois d’octobre prochain, compte faire avec ses deux alliés un travail intensif pour mener à bon port l’initiative présidentielle. «Nous allons nous réunir juste après l’Aïd. Les partis de l’Alliance tiendront leur prochaine rencontre en octobre prochain pour faire la passation de la présidence au FLN», expliquera à ce sujet Saïd Bouhadja, responsable de la communication au FLN, député de Constantine et membre de la direction du parti. Il ajoutera que «cette réunion sera précédée de la réunion de la commission de la coordination de l’Alliance qui va travailler sur le programme trimestriel et les perspectives à venir. C’est à partir de là que nous allons entamer les préparatifs pour la révision de la Constitution et des prochaines présidentielles. Notre parti s’occupera de coordonner les actions que les trois partis vont décider». Le porte-parole de la formation majoritaire estime également que le RND s’est prononcé sur la question en exprimant son soutien à la candidature du président de la République, «ce qui renforce la position du FLN», précisera-t-il. Bouhadja dira, en outre, que le parti de Abou Djerra Soltani, le MSP, va adhérer à la démarche dans la mesure où «il n’y a aucune raison qui va pousser ce parti à se positionner contre le projet».
Il faut dire à ce propos que le sommet de l’Alliance présidentielle compte inscrire à son ordre du jour plusieurs questions d’ordre politique. Elles seront programmées pour permettre aux trois partis de débattre des prochaines échéances présidentielles, de la révision de la Constitution, de la rentrée parlementaire et bien d’autres sujets de l’actualité. Le parti de Abou Djerra Soltani reste à ce sujet fidèle à ses positions, ne comptant se prononcer sur la question qu’après avoir pris connaissance du contenu des amendements. «Nous ne sommes pas contre l’amendement de la Constitution, mais il est important pour nous d’en connaître la nature et le contenu surtout», dira M. Saïdi, président du Majliss echoura (conseil consultatif) du MSP. «L’amendement doit apporter, selon nous, un plus à la scène politique, donner des équilibres aux institutions de l’Etat, plus de liberté et bien d’autres éléments», dit-il. Notre interlocuteur met ainsi le doigt sur l’impératif de faire des consultations et des débats avec les instances du parti qui doivent être consultées avant de se prononcer sur la question. C’est donc la rentrée, en octobre, pour l’Alliance présidentielle.
Samira Illoul
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com