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«Il s'agit de cas sporadiques» le Pr Kezzal au sujet du «gaspillage du sang»



«Il s'agit de cas sporadiques»                                    le Pr Kezzal au sujet du «gaspillage du sang»
Le directeur de l'Agence nationale du sang, le Pr Kezzal, précise que la cession du sang s'effectue sur la base d'un système de communication entre le centre de transfusion sanguine (fournisseur) et le service hospitalier (demandeur et prescripteur).
«Le sang est donné suivant les demandes formulées par ce dernier. Cela dit, si perte il y a ou non utilisation du sang demandé, cela est dû à des circonstances particulières ou imprévues (déprogrammation du malade pour l'intervention, le malade n'a pas perdu beaucoup de sang lors de l'intervention, mais le sang a été demandé à titre préventif, le malade a changé de service'). Donc, la quantité de sang prise au départ n'a pas été utilisée, d'où les poches qu'on peut retrouver stockées dans certains services. Mais de là à appeler ça du gaspillage, je crois que le mot n'est pas bien adapté, il pourrait s'agir de quelques cas sporadiques mais qu'on ne peut généraliser.» Il signale que les médecins présents dans les centres de transfusion sanguine assurent des conseils transfusionnels relatifs à chaque malade.
«Ceci permet de limiter au maximum les transfusions non nécessaires ou les quantités demandées qui sont parfois excessives. L'objectif est de rationaliser la demande, bien sûr, en concertation avec le service demandeur. C'est toute l'importance de mettre en place une bonne coordination entre les deux», a-t-il souligné.
Concernant les poches pédiatriques, le Pr Kezzal a signalé que les hôpitaux peuvent les acquérir en faisant un achat spécifique auprès de la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH). «Quand elles ne sont pas disponibles, les centres de transfusion sanguine qui disposent d'un appareil à connexion stérile peuvent partager les culots globulaires en deux si nécessaire, comme c'est le cas pour les CPA ou concentré plaquettaire d'aphérèse qui sont souvent divisés en deux pour les enfants, afin d'adapter la quantité à leurs besoins», a-t-il ajouté.
Le Pr Kezzal avoue que s'il est vrai que la plupart des centres peuvent produire la plupart de ces produits, une certaine tension demeure pour les groupes sanguins rares, à savoir les rhésus négatifs et les plaquettes sanguines.
«Pour pallier cela, les centres ont constitué des fichiers de donneurs réguliers, auxquels ils font appel en cas d'urgence, et multiplient les sorties avec les véhicules de collecte. Ainsi, 40% des dons viennent des collectes mobiles, et pour de nombreuses wilayas, ce taux dépasse les 80%. Certaines wilayas, à l'exemple de Constantine et de Bouira, ne font appel qu'aux donneurs familiaux.» Quant aux plaquettes sanguines, ce n'est pas uniquement un problème algérien, mais il se pose dans la plupart des pays dans le monde, car ce produit sanguin est «très fragile».
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