
L'Agence a recouvré 76% des dettes auprès des microentreprises créées par le biais de ce dispositif d'aide à l'emploiLe financement des projets de l'agriculture et de l'industrie est passé de 20% en 2011 à 51% en 2016.L'encouragement de l'investissement durable prôné par les pouvoirs publics ces dernières années pour booster l'économie nationale n'est pas qu'un slogan. Les secteurs de l'agriculture et de l'industrie sur lesquels se base toute économie épanouie dans le monde, auront été les plus financés par l'Agence nationale de soutien à l'emploi de jeunes (Ansej). Des chiffres à l'appui, Kamel Zemali, directeur général de cet organisme, a déclaré jeudi dernier depuis Constantine où il était en visite, «que le taux de financement des projets relevant de ces deux secteurs a doublé durant ces quatre dernières années». «Il est passé de 20% en 2011 à 51% en 2016», a-t-il affirmé, précisant que la décision de prioriser ces secteurs a émané du gouvernement. «Les secteurs agricole et industriel sont les secteurs qui créent le plus de richesse et de postes d'emploi», a plaidé le gouvernement dans ses instructions, fera savoir l'hôte de la ville des Ponts suspendus.«Toutefois, le gouvernement n'a pas négligé pour autant d'autres projets relatifs aux secteurs des travaux publics, l'habitat et l'artisanat», a indiqué Kamel Zemali, laissant entendre que cette tendance sera encore reconduite dans l'avenir. Sans donner d'explications sur le recul de l'encouragement des autres projets, le directeur général de l'Ansej laisse deviner que le gouvernement aura opté pour la productivité et la rentabilité. Car, faut-il le relever, le financement de certains créneaux tels que les moyens du transport et certaines activités du commerce et services que privilégient tant les jeunes, se sont avérés improductifs. Pis encore, ils ont développé la paresse chez les jeunes et la culture du gain facile. Le gouvernement, bien qu'il ait agi, soulignent des experts, un petit peu en retard, aura tout de même pris la décision au bon moment. Sa décision intervient, en fait, expliquent-ils, avec le recul des recettes du pétrole. Ce qui va contraindre le gouvernement à accorder davantage d'intérêt au suivi de ces projets sur le terrain et par conséquent leur aboutissement. Chose qui n'a jamais été faite du temps de l'aisance du pays où l'acte de financement s'arrêtait juste à l'octroi de l'argent. Ainsi, les jeunes, vont se mettre désormais au travail et s'approprier la culture de l'entrepreneuriat, se réjouissent les experts. Par ailleurs, en s'exprimant sur le taux de recouvrement des crédits que l'Ansej aura octroyés, le DG de l'Ansej a souligné «qu' en 2016, l'Agence a recouvré 76% des dettes auprès des microentreprises créées par le biais de ce dispositif d'aide à l'emploi», précisant que les crédits récupérés ont contribué à financer 55% des projets validés durant la même période. Et d'ajouter que «l'Ansej parviendra dans les années à venir à s'autofinancer, sans recours au Trésor public, a souligné le même responsable. De son côté, le président de la Fédération nationale des jeunes entrepreneurs, Kheireddine Hamel, qui a procédé à l'installation des membres de wilaya de ce même organisme a fait part de l'impact de cette Fédération appelée à constituer une plate-forme pour toutes les microentreprises et oeuvrera à solutionner toutes les contraintes entravant l'épanouissement de ces entités notamment en matière de commercialisation des produits, et veillera également à l'application de l'instruction portant octroi de 20% des marchés publics aux microentreprises.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Madjid
Source : www.lexpressiondz.com