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IL a animé deux meetings à Constantine et à Mila



IL a animé deux meetings à Constantine et à Mila
Au dernier jour de cette campagne électorale pour les législatives, Abdellah Djaballah est apparu en conquérant, samedi après-midi devant ses militants de Constantine.
À son entrée dans la salle omnisports de la cité Daksi, le 'Cheikh' savoura les applaudissements et les chants de ses militants qui scandaient : 'Benbadis, Benbadis, Djabballah houwa e'raïs' (Benbadis, Benbadis, Djaballah est président). Dans ce qu'il considère comme l'un de ses fiefs électoraux, Djaballah confie toutefois à la fin de son meeting : 'J'espère qu'on ne va pas nous trahir ou nous tromper à Constantine'. Comme dans toutes ses apparitions, Djaballah applique une méthode simple en communication qui consiste à utiliser des formules lapidaires-en forçant le ton de sa voix- et un argumentaire basé sur les préceptes de l'islam avec des versets coraniques glissés, de temps en temps comme pour signifier que la religion est indissociable de la politique-des propos déjà défendus par les autres partis islamistes-. Il dira : 'L'islam est un système complet touchant à tous les domaines. L'islam est une religion et un Etat, comment peut-on l'opposer à la politique''. Avant de s'étaler sur son programme, Djaballah tend la main aux fils de moudjahidine et de chouhada, mais aussi aux prisonniers, aux exclus et à ceux qui ont été marginalisés durant les années 1990.
Il appelle tout ce monde à 'adhérer à El Adala pour construire un Etat de droit'. Pour valoriser son programme, Djaballah enchaîne les propositions de son parti, promettant un nouveau souffle dans tous les secteurs.
Création de 1 million de PME, revalorisation de l'agriculture avec 5 millions d'hectares de terres cultivables et 500 000 postes de travail, 1 000 hôtels pour le tourisme mais surtout lance-t-il : 'mettre fin à la pauvreté en une année. Ceux qui ont critiqué cette proposition sont ceux qui ne connaissent pas la réalité. Leurs pensées sont dominées par les préceptes philosophiques et machiavéliques de l'Occident, tandis que nous, notre programme découle du saint Coran'. Dans la foulée, le leader d'El Adala n'a pas manqué de critiquer la gestion du secteur de la santé en déclarant que 'l'Algérie importe 70 % de ses médicaments, nous voulons savoir qui est le responsable. Après 50 ans d'indépendance et 15 ans de pratique du même programme présidentiel, ils veulent encore gouverner... Nous sommes pour un régime parlementaire et nous allons réussir inchallah'. Notons que quelques heures avant son meeting, Djaballah a d'abord sillonné dans un cortège de voitures et de bus, trois communes de Constantine.
Durant sa halte à Ben Ziad traditionnellement fief du RND, le face-à-face avec des militants du parti de Ouyahia qui tenaient un meeting dans la bibliothèque municipale a failli dégénérer. Selon un membre du bureau du RND de Constantine : 'À la fin de notre meeting, Djaballah et ses partisans sont descendus de sa voiture pour rencontrer les citoyens, mais c'était aussi pour nous narguer, heureusement que nous n'avons pas bronché'. Dans la wilaya de Mila où il a animé, vendredi, un meeting à la maison de la Culture, devant une assistance nombreuse, acquise dans sa majorité à son discours, Djaballah a survolé de nombreux sujets récurrents, tels que le chômage, la pauvreté et la répartition des richesses du pays.
Mais ce qui retient plutôt l'attention c'est ce clin d''il fait aux militants de l'ex-FIS. En effet, en s'exprimant sur les défaillances de la Constitution adoptée après les tragiques événements du 5 octobre 1988, Djaballah dira : 'Cette Constitution n'a pas consacré la démocratie, bien au contraire, car elle n'a pu préserver les droits du vainqueur des élections législatives de juin 1991. Et le pouvoir est allé entre les mains d'une junte militaire au lieu d'aller entre les mains de ceux que la majorité des Algériens a élus comme son représentant.' En décortiquant, dans le même sillage, les défaillances de la Constitution adoptée par voie réferendaire en 1996, le leader islamiste dira : 'Et cette Constitution (celle de 1996 ndlr)a consacré la dictature en lieu et place de ladémocratie.
Elle a rendu obsolète et le pouvoir juridique et le pouvoir législatif en concentrant toutes les prérogatives entre les mains d'une seule personne, à savoir le chef de l'Etat. Les pires dictatures n'auraient pas fait mieux', conclut-il. Par ailleurs, en abordant le programme économique et social de son parti, Djaballah assure qu'El Adala dispose d'une approche scientifique quant aux solutions à apporter aux problèmes de chômage et de pauvreté. 'Les cadres et les scientifiques de notre parti assurent qu'on est capable d'éradiquer la pauvreté et d'endiguer le chômage dans le pays dans une durée d'une année.' Il évoquera, dans ce sens, le fond de la zakat et tout ce qu'il peut apporter comme contributions s'il était bien géré : 'Si l'Etat accorde seulement 2,5% des taxes sur les hydraucarbures au fonds de la zakat, on aura suffisamment d'argent pour éradiquer le chômage et la pauvreté du pays. Djaballah évoquera, par ailleurs, l'importation d'automobiles et les sommes faramineuses allouées à cette activité, en expliquant que si on investit le tiers de l'argent voué chaque année à ce segment, on peut construire une usine d'automobiles ultra sophistiquée. 'Chaque année, l'Algérie importe pour 4,5 milliards de dollars de voitures. Or une usine d'automobile dotée des équipements les plus moderne ne coûtera pas plus de 1 milliard de dollars', dira-t-il. Djaballah a appelé, à la fin de son intervention, au vote massif en fustigeant les militants de son parti à se mobiliser et à participer activement à la surveillance de l'opération élective dans toutes ses étapes.
DRISS B./ Kamel Bouabdellah


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