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«Hégémonisme du FLN, Silicon Valley et rémunération des parlementaires»



«Hégémonisme du FLN, Silicon Valley et rémunération des parlementaires»
Quelque peu anecdotique, ce meeting du Mouvement des nationalistes libres à Constantine dans la matinée de jeudi dernier. Il aurait pu ne pas se tenir d'abord en raison de l'absence d'autorisation et, ensuite, parce que son président, empêché en dernière minute, n'a pas pu faire le déplacement à partir de Béjaïa.Du coup, le meeting démarre dans la nervosité chez les membres du secrétariat de wilaya à l'horaire précis et avec une foule occupant les deux premiers rangs d'une salle dont la capacité d'accueil est de 700 personnes. Quoiqu'il en soit, quand il faut y aller il faut y aller et c'est le SG du bureau de wilaya qui se portera volontaire pour une harangue de circonstance où il livrera doctement un constat de la situation en remontant pratiquement aux premiers jours de l'indépendance pour parler du fameux «hagrouna» de feu Ben Bella et rappeler justement que la «hogra» est restée omniprésente de 1963 à 2012. L'orateur s'étonne devant l'audace du FLN qui escompte se retrouver encore une fois majoritaire au Parlement, comme s'il ne se suffisait pas du bilan catastrophique dû à sa présence hégémonique des décennies durant et au jour d'aujourd'hui avec «ses 156 représentants à l'APN, 80 au Sénat, 80 élus dans les APC et APW, 22 ministres en plus des chefs de daïra, walis, directeurs de l'exécutif qui lui sont acquis». Quoique, selon le SG du MNL, le changement ne viendra pas seulement par la disqualification du FLN mais également par «la nécessité de réformer toutes les institutions du pays et la mise en place de nouveaux mécanismes pour une telle réhabilitation.»La Silicon Valley est invitée dans le propos tenu, par allusion aux «52 chercheurs émérites d'origine algérienne et qui sont l'orgueil des Américains au moment où l'Algérie n'arrête pas d'importer des équipements toutes natures confondues». En fait une manière comme une autre pour dénoncer la mise à l'écart de compétences nationales juste pour entretenir une politique massive des importations qui n'enrichissent pas seulement les fournisseurs mais également une faune d'intermédiaires via les commissions et autres bakchichs. Bien entendu l'appel aux électeurs à se rendre aux urnes le 10 mai prochain était incontournable et trouvait, aux yeux de l'orateur, une plus grande justification par la nécessité «de mettre fin à une domestication des masses qui n'arrête pas de durer depuis l'indépendance au nom de la légitimité historique, à chaque fois agitée par ceux que tout le monde connaît».


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