La rentrée universitaire a été entravée par la grève ouverte déclenchée par les travailleurs au niveau de plusieurs pôles universitaires et suivie à 100 %. Le nombre de travailleurs s'élève à de 2400 au campus central et tous engagés dans la grève.
Les travailleurs activant au niveau des autres sites universitaires extérieurs, à l'Institut de l'alimentation et des technologies agroalimentaires (Inataa), sur la route de Aïn-Smara, à l'Institut vétérinaire d'El-Khroub, dans les instituts de sciences économiques, des sciences humaines, de l'informatique et du sport de Ali Mendjeli et, enfin, l'Institut d'architecture de Zerzara, ont observé le débrayage sur ces sites qui totalisent plus de 700 agents.
Aussi les travailleurs au niveau des directions des 'uvres universitaires, des cités universitaires et des universités de 18 autres wilayas de l'Est ont débrayé pour protester contre ce qu'ils ont qualifié de «mépris de la tutelle» car, disent-ils, «jusqu'à maintenant aucun point de notre plate-forme de revendications n'a été satisfait».
Selon le chargé de l'organique de la coordination du syndicat de l'enseignement supérieur, M. Benzoghba, «les travailleurs ont considéré que la récente réunion du 12 septembre en cours, entre le ministre de tutelle et la Fédération des travailleurs de l'enseignement supérieur, n'a satisfait aucune de leurs réclamations». Il s'agit notamment de l'annulation du décret 87-bis, de la révision du statut particulier des corps communs, celui également des corps particuliers, la titularisation des contractuels, la révision des sommes allouées aux 'uvres sociale.
La rencontre du 12 septembre, selon toujours le représentant des travailleurs, «n'a abordé et traité que des questions marginales et constitue de ce fait un non-événement pour nous». Il poursuivra «de toutes les manières la grève n'a été en fait que réactivée, puisque nous étions déjà en arrêt de travail auparavant et nous l'avions simplement gelé. Nous avions reçu des promesses de la centrale syndicale et de son secrétaire général Sidi Saïd, que nos préoccupations seront prises en charge».
Et d'ajouter : «Cependant, cela fait près d'une année que nous n'arrêtons pas de négocier et de discuter avec les uns et les autres, mais en vain et sans résultat palpable. Nous avons écrit à toutes les parties, qui sont au courant de tout et ce, aussi bien le ministère de tutelle que la direction générale des 'uvres sociales et c'est de guerre lasse et contraints que nous recourons à cette mesure extrême de grève ouverte».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ilhem Tir
Source : www.letempsdz.com