Les parents dont les enfants sont contraints de "sécher" les cours pour la 3è semaine consécutive en raison de la grève initiée par le CNAPEST, cachent mal, dans les villes de l'est du pays, leur agacement, voire leur énervement, a-t-on constaté, lundi.Pendant qu'administration et syndicat se perdent dans une "bataille de chiffres" qui laisse les citoyens complètement indifférents, les parents d'élèves craignent de plus en plus pour l'avenir de leurs, enfants.
A Constantine, Mouna B., mère de Rayan et de Maya, toutes deux en 3ème année secondaire au lycée Benbadis de Constantine, "ne veut plus voir (ses) deux filles cloîtrées à la maison à cause des grèves incessantes des enseignants".
Cette mère de famille qui refuse de voir l'avenir de ses filles "sacrifié sur l'autel de luttes purement administratives avec lesquelles (elle) n'a rien à voir", appelle les parties concernées à "revenir à de meilleurs sentiments et à penser à l'avenir de toute une génération, condamnée à assumer une situation dont elle ne comprend ni les tenants ni les aboutissants".
Cette situation "chaotique" qui affecte les lycées "représente un véritable danger pour nos enfants qui se retrouvent du jour au lendemain totalement désioeuvrés", estime pour sa part Aziza, dentiste à Annaba, qui affirme avoir "de plus en plus de mal à maîtriser le quotidien" de son fils Noureddine, élève de 2ème année secondaire.
Très en colère, Samir (39 ans), père d'un lycéen de la ville de Sétif, livré à la rue depuis plus de 10 jours, va plus loin en qualifiant cette grève de "délire", de "n'importe quoi" et "d'exagération mal placée". Ce parent d'élève interpelle les hautes instances du pays pour intervenir et sauver l'avenir des enfants d'un "désastre qui avance à grands pas".
Dans cette ville de Sétif, la fédération des associations de parents d'élèves est montée au créneau en publiant, lundi, un communiqué dans lequel son porte-parole, Rachid Berrahal, appelle à un dialogue constructif entre les parties en conflit afin de "sauver les enfants et ne pas compromettre leur avenir".
Il ressort des avis recueillis dans plusieurs villes de l'Est du pays que les revendications du CNAPEST liées au règlement de certaines questions d'ordre socioprofessionnel intéressent de moins en moins les parents d'élèves qui considèrent que l'avenir de leurs enfants demeure au-dessus de tout autre intérêt.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Algérie Presse Service
Source : www.aps.dz