Déjà avant l'Aïd El-Adha, les habitants se demandaient pourquoi autant d'ordures n'étaient pas ramassées.
C'est la mairie de Constantine qui s'illustre une fois de plus et d'une manière peu originale en enregistrant une rupture de carburant pour ne plus être en mesure d'accomplir ses missions primordiales. Comme celle par exemple de ramassage des ordures qui jonchent les trottoirs des cités. Déjà avant Aïd El Adha, les habitants se demandaient pourquoi autant d'ordures ne sont pas ramassées, comme cela était prévu dans le programme établi par l'APC et largement médiatisé sur les ondes de la radio locale ou à travers les journaux locaux. L'explication est renversante : les services de l'APC ne disposent plus de carburant pour les véhicules de ramassage des ordures. Selon des sources proches de cette administration, la rupture a déjà commencé à inquiéter depuis le mois de septembre. Depuis, il a fallu faire des acrobaties pour parer au plus pressé. On espérait arriver à un accord avec le fournisseur mais ce dernier ne cède pas du fait qu'il doit attendre jusqu'à ce que le prochain budget soit débloqué pour être payé en cas de livraison. Mais on se demande comment les gestionnaires de l'administration communale ont-ils pu arriver à cette situation qui commence donc à avoir des effets négatifs sur toute la commune où on fait dans le bricolage. En réalité, il ne pourrait pas s'agir de cela car dans le budget précédent, les prévisions ont bel et bien été faites comme cela se fait depuis toujours. Il est alors fort probable que la consommation de carburant n'ait pas obéit à la réglementation. Pas seulement sur le plan de l'utilité des véhicules et autres engins roulant mais «les ayants droit» ont probablement été plus nombreux et plus exigeants que de coutume. Nous avons déjà mis l'accent sur le fait qu'il est trop exagéré de toujours placer les seuls élus dans le collimateur. On n'a pas besoin de nous dire que le président de l'APC et ses adjoints ne peuvent pas gérer ce genre de dossiers qui relèvent de la stricte responsabilité des cadres administratifs qui contrôlent de nombreux dossiers, en allant des biens administratifs ou financiers, aux relations avec les entreprises qui décrochent des marchés à des prix mirobolants. Des centaines de milliards sont consommés chaque année dans des chantiers qui ne sont d'aucune urgence, pendant que d'autres primordiaux traînent en longueur, à l'image de la réfection des cités. Des chantiers ont été ouverts dans ce contexte depuis plus d'une année. Les places commerciales de ces cités ont été dégoudronnées en plein mois du Ramadhan. Elles devaient être recouvertes dans des délais raisonnables. En tous les cas avant les grandes pluies. Mais cela n'a pas été fait. Jusqu'à ce jour, ces places restent en état de labour et chacun peu imaginer le désarroi des habitants qui sont obligés de patauger dans la boue et les flaques d'eau. Qu'ils soient élus ou cadres administratifs, personne ne réagit. A ne pas en douter, quelques-uns sont en panne de réflexion pendant que d'autres sont impliqués directement dans des ponctions à outrance dans le budget public. Pauvre Constantine dévorée en permanence par des rapaces que personne ne contrôle.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : H T
Source : www.lnr-dz.com