Constantine - Revue de Presse

Glissement de terrain



Les terres agricoles menacées Elu démocratiquement le 3 février dernier à l?issue d?une assemblée générale marathon, le conseil d?administration de la chambre d?agriculture a été officiellement installé samedi dernier par Tahar Sekrane, wali de Constantine, qui a profité de cette occasion pour mettre en exergue les actions menées par l?ancien bureau dans le cadre notamment de la mise en ?uvre du plan national de développement agricole et exhorté la nouvelle équipe de la CAW à s?engager à fond dans la concrétisation du programme en cours. A cet égard, il rappellera que la wilaya de Constantine, de par son statut de wilaya pilote en matière de céréaliculture, ne doit négliger aucune opportunité pour booster le secteur agricole dans sa dimension multisectorielle, sachant qu?elle compte 198 570 ha de surface agricole totale, 131000 ha de surface agricole utile dont 3000 ha sont irrigués et 4307 exploitations privées qui occupent, à elles seules, 66,32% de la surface agricole totale. Invité à s?exprimer en sa qualité de président sortant de la CAW et de président en exercice de la chambre nationale d?agriculture, Mohamed Bouhdjar insistera sur la relance des coopératives agricoles sans lesquelles, estime-t-il, des centaines de petits exploitants ont du mal à concrétiser leurs ambitions, notamment en matière d?équipements lourds. Enchaînant sur le même sujet, un intervenant dira : « Il est difficile de piloter efficacement ce secteur sans une agriculture de groupe à l?instar des pays avancés en la matière où les coopératives agricoles sont la cheville ouvrière de leur politique agricole. » A ce propos, le président sortant de la CAW a porté un regard critique en soulignant dans son bilan moral que « sur les six coopératives de service qui activaient sur le territoire de la wilaya de Constantine, seules trois d?entre elles ont survécu aux turbulences induites par l?ouverture économique, l?inadaptation des statuts en vigueur et aussi leur rejet par la profession elle-même et cette situation a été aggravée par la restructuration des offices qui jouaient à l?époque le rôle de pourvoyeurs en moyens de production et quelquefois même en moyens financiers. » Mais pour l?heure, souligne un autre intervenant, l?urgence est de se pencher sur les graves problèmes de glissements de terrain qui affectent gravement les terres agricoles des localités de Beni H?midène, Zighoud Youcef ainsi que la menace qui pèse sur les cours d?eau, dont certains se sont carrément détournés de leur lit. Deux problèmes de taille sur lesquels s?attardera le premier magistrat de la wilaya « concernant les glissements de terrain, nous avons proposé aux agriculteurs touchés par ce phénomène de conforter leurs terrains par des opérations de reboisement. Malheureusement, ils ont refusé sous prétexte que leurs cultures céréalières en subiraient le contrecoup. Pourtant, la plupart des terrains concernés sont pénalisés par une pente atteignant à certains endroits 35 degrés. S?agissant des terrains de Beni H?midène, les glissements de terrain sont directement imputés aux cultures réalisées dans le sens de la pente ce qui a entraîné à terme, selon les spécialistes en la matière, une érosion des sols et aujourd?hui les affaissements de terrains que l?on connaît. Trouver les solutions idoines n?est pas facile, mais en l?état actuel des choses, seul le reboisement de ces terrains semble à même de régler le problème. S?agissant du détournement des cours d?eau de leur nid, il a été démontré que ce phénomène résulte des constructions anarchiques réalisées sur les berges des oueds. »
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