La plupart des ménages à Constantine se plaignent de la cherté des sacs de semoule qui atteignent un prix exorbitant. Dans les épiceries, le sac de 10 kg est cédé à 550 DA.
Cela veut dire que le quintal n'est pas à moins d'un demi million de centimes et il va sans dire que beaucoup ne peuvent plus se permettre cette denrée alimentaire de base. Ils ne peuvent que se contenter d'écouter les déclarations excessivement optimistes de la plupart des responsables qui se sont subitement mis à défiler sur les écrans de la télévision. D'ailleurs, nous l'avons déjà écrit, si la télévision se met à médiatiser un sujet, c'est qu'il y a le feu à la maison. Alors, certains responsables du secteur de l'agriculture seraient mieux inspirés à témoigner un peu plus de respect à la population et plus de considération au secteur placé sous leur responsabilité. Un secteur où l'épi du blé refuse de sortir de la terre et où la germination devient plus compliquée dès que certains clichés apparaissent. La plupart des commerçants en gros qui alimentent le marché se disent eux-mêmes surpris de cette sauvage envolée des prix, et ils n'hésitent pas à imputer l'entière responsabilité aux minoteries et à ce qu'ils appellent les usines de transformation. Ces accusations sont appuyées par le fait que le prix de la semoule est soutenu par l'Etat. A qui donc profitent les différences consenties et comment se fait-il que les services compétents ne puissent pas imposer la réglementation en laissant la population subir seule les méfaits de cette mafia qu'il suffit de dévoiler au peuple les identités. Au contraire, un haut responsable assume lui-même cette situation en déclarant que la crise intérieure est provoquée par l'aide qu'il est obligé d'apporter à un peuple voisin. Une noble idée si elle ne se fait pas au détriment du peuple algérien qui doit être le premier devant être pris en considération par ce responsable. Sur un autre plan, c'est la même pratique qui est enregistrée dans la commercialisation du café en poudre. Si l'Etat a déclenché une véritable guerre contre les spéculateurs du sucre, on a l'impression que les écarts sont récupérés sur les prix du café dont les sachets sont presque intouchables pour beaucoup de ménages. Alors comment va être ce citoyen durant le mois du Ramadhan qui approche à grand pas ' Avec la canicule annoncée, ce mois va certainement être très chaud et il est conseillé d'en tenir compte dès maintenant. Non pas seulement en prodiguant des déclarations plus pédagogiques que proches de la réalité quotidienne.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : H T
Source : www.lnr-dz.com