
On ne recrute plus d'étrangers dans nos grandes entreprises, même les contrats ne sont pas renouvelés. Ils sont progressivement remplacés par les compétences algériennes formées durant la dernière décennie. C'est la fin d'une époque...Les cadres étrangers sont-ils devenus indésirables en Algérie' En tout cas leurs gros salaires oui! En effet, selon certaines sources, le gouvernement veut considérablement réduire leur nombre au niveau des grandes entreprises. On ne recrute plus d'étrangers dans ces entités, même les contrats ne sont pas renouvelés. Ils sont progressivement remplacés par les compétences algériennes formées durant la dernière décennie. C'est la fin d'une époque...Celle où ces cadres venus des quatre coins du monde étaient présentés comme le miroir de ces entreprises. Celle où ils étaient accueillis comme des messies au train de vie royal. Ce qui avait poussé beaucoup d'entre eux à déposer leurs valises dans ce pays en pleine reconstruction après une décennie des plus noires. Ils avaient pour mission de donner un nouveau dynamisme et un management moderne à nos entreprises figées à l'époque socialiste. Mais également former les jeunes Algériens sortis en masse des écoles de commerce qui étaient à la mode au début des années 2000. Certains ont brillamment réussi leur mission, alors que d'autres ont lamentablement échoué en étant même impliqués dans de gros scandales. Il n'en demeure pas moins que l'expérience «expats» a été globalement positive. Mais l'heure semble venue pour le passage du témoin. Car, c'est la période des vaches maigres. Tous les indicateurs financiers et économiques sont au rouge. Les prix du baril de pétrole ont plongé inexorablement, entraînant un grave déficit des recettes en devises, nos réserves de changes fondent comme neige au soleil et la monnaie algérienne a atteint son plus bas niveau face aux devises étrangères.Le gouvernement cherche donc à diminuer ses dépenses en devises. Et les salaires de ces cadres qu'on appelle communément «expatriés» semble être une solution pour racler les fonds de tiroir. Les trésoreries ne peuvent plus supporter des salaires en milliers d'euros par mois alors que le pays est censé avoir formé une relève «made in bladi» qui coûte 10 fois moins cher, en plus en dinars! C'est un peu la même problématique que le football national avec les entraîneurs, les joueurs étrangers et même les émigrés qui ont droit à des milliers d'euros par mois, sans parler des primes de matchs. C'est d'ailleurs dans ce domaine où les abus sont les plus flagrants que les autorités ont décidé de sévir. La Fédération algérienne de football a interdit le recrutement de joueurs étrangers. Il a aussi été fait comprendre aux clubs qu'il était préférable qu'ils optent pour des entraîneurs locaux. Cette année, les coach venus d'ailleurs sont en perte de notoriété alors que ces dernières années c'était la mode. Ils seront deux seulement la saison prochaine à l'entame du championnat, à savoir le Franco-Portugais Didier Gomez, maintenu à la barre technique du CS Constantine et le Français Sébastien Desabre, le nouvel entraîneur de la JS Saoura dont c'est la première expérience en Algérie. Neuf techniciens étrangers ont exercé la saison dernière en Ligue 1 algérienne qui compte 16 clubs, à savoir Alain Michel (CR Belouizdad), Artur Jorge (MC Alger), Bernard Simondi (JS Saoura), Alain Geiger (MO Béjaïa et ES Sétif), Jean-Michel Cavalli (MC Oran), Hubert Velud (CS Constantine), Daniel Janakovic (RC Arbaâ), François Bracci (RC Relizane) et Dominique Bijotat (JS Kabylie). Notre championnat de football était devenu un nouvel eldorado pour les entraîneurs anonymes de l'Hexagone, des joueurs venus d'Afrique noire, de seconde zone et bien sûr certains compatriotes qui n'arrivent pas à assurer leurs places dans les divisions inférieures européennes. Ils reçoivent des salaires de 18.000, 20.000 jusqu'à 25.000 euros!De la devise qui circule sans aucune traçabilité du fait de l'absence de transparence sur le marché des transferts, dans la mesure où les clubs ne divulguent pas les montants des transferts. Des soupçons pèsent même sur les transferts illicites de devises via ces recrutements de joueurs fantoches.Le discours officiel a tendance à se focaliser sur la réduction des importations pour sauver le pays de la banqueroute, mais il semblerait que le gouvernement ait trouvé d'autres astuces pour gagner un peu de temps et beaucoup...d'argent.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Walid AIT SAID
Source : www.lexpressiondz.com