
S'étant déplacés à Alger pour tenir un sit-in de protestation devant le siège du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESRS), une cinquantaine d'étudiants en génie du transport de l'université des Frères Mentouri de Constantine ont été, selon leur témoignages, « très mal reçus », hier matin, et ils ont terminé leur course au commissariat de police.En effet, d'après leurs camarades à Constantine qui nous ont contactés hier dans la matinée, ces étudiants avaient pris le départ lundi soir à destination d'Alger dans un bus spécial qu'ils ont affrété et avec l'intention arrêtée de tenir un sit-in devant le ministère. Mais arrivés sur place, ils se sont heurtés au dispositif de sécurité entourant le siège ministériel. « Ils furent tabassés par les agents de sécurité qui les ont conduits ensuite au poste de police pour leur retirer toutes leurs pièces d'identité avant de les relâcher », nous a déclaré M. Abdelhak, leur porte-parole à Constantine. Et d'ajouter tout de suite, «à l'heure actuelle, ils tiennent leur sit-in devant le siège du MESRS en espérant une réaction venant des responsables du ministère, sinon du ministre lui-même ». C'est effectivement ce qui s'est passé lorsque le ministre en personne est sorti à leur rencontre et a écouté leur doléances. Et selon les informations que nous ont données leurs collègues à Constantine, M. Hadjar leur a promis qu'il va prendre en main leur dossier et qu'il le réglera. Pensant avoir rempli leur mission, les étudiants contestataires sont repartis satisfaits. « N'empêche que nous n'allons pas décrocher et nous allons poursuivre la grève à Zerzara jusqu'à l'obtention d'un écrit officiel concrétisant les promesses faites par le ministre pour la satisfaction de notre revendication», nous a indiqué dans l'après-midi le représentant des grévistes, M. Abdelhak.Pour rappel, les étudiants en ingénierie du transport de la faculté de Zerzara de l'université des Frères Mentouri de Constantine, sont en grève depuis le 23 décembre dernier pour réclamer la reconnaissance de leur diplôme de fin d'études par la Fonction publique et son acceptation dans les concours de recrutement proposés par les différents organismes nationaux. Malheureusement pour ces étudiants, au nombre de 800, ils ont beau réclamer tout en fermant l'accès au pôle de Zerzara à toute activité pédagogique, ils n'ont pas réussi à attirer l'attention des décideurs depuis plus d'un mois, et se plaignent qu'aucun responsable de l'université n'ait pris langue avec eux pour engager le dialogue et défendre leur revendication auprès des instances supérieures (tutelle et Fonction publique). « Nous avons le sentiment que nous sommes des moutons promis au sacrifice, que nous n'avons aucune issue pour l'avenir de nos études », nous ont-ils confié récemment avec la mort dans l'âme.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A M
Source : www.lequotidien-oran.com