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Failles du Plan anti-cancer: «C'est la faute des gestionnaires des hôpitaux»



Failles du Plan anti-cancer: «C'est la faute des gestionnaires des hôpitaux»
Le Professeur chef de service d'encologie au niveau du centre de Pierre et Marie Curie (CPMC) du CHU Mustapha Pacha M. Kamel Bouzid a reconnu hier que plusieurs failles sont enregistrées dans l'application, sur le terrain, du plan anti-cancer (2015-2019).
Selon lui, les gestionnaires des hôpitaux, dont lui en fait partie, sont les responsables de ces failles». M. Bouzid qui était l'invité de la Radio nationale a avoué que des problèmes sont enregistrés en radiothérapie, où les plus grands centres publics en souffrent toujours. «En radiothérapie des problèmes de maintenance des scanners de simulation sont enregistrés au CPMC d'Alger et aussi au niveau du CHU de Constantine. Ces appareils sont à l'arrêt depuis près de deux mois», a-t-il fait savoir. Il blâme, en premier lieu, les gestionnaires des hôpitaux. «Ces arrêts répétitifs des équipements de lutte contre le cancer sont liés directement à un problème de gestion des hôpitaux et certainement pas aux soignants», a jugé le Pr Bouzid. Il précise que, ces installations tombent en panne uniquement dans les hôpitaux publics, alors que dans les centres médicaux privés, ces appareils fonctionnent normalement. Il s'explique : «ces problèmes ne devraient jamais exister si les responsables ont pris la peine de signer des contrats de maintenances avec les fournisseurs. Car cela éviterait toute panne et assurera, ainsi, la continuité des traitements». Pour ce qui est du manque enregistré en oncologie médicale, il estime que c'est «l'une des failles majeure réside dans l'absence d'enregistrement des médicaments innovants depuis plus de six ans». L'invité de la Radio nationale, ajoute sur ce plan que des nouveaux traitements que ce soit des thérapies ciblées, ou l'immunothérapie attendent l'enregistrement depuis six ou sept ans. Mais depuis 18 mois, tout est bloqué au niveau de la direction générale de la pharmacie du ministère de la Santé, sans aucune explication de cette instance. «Ces mêmes traitements sont validés et utilisés en Europe, aux USA et même chez nos voisins marocains, alors qu'en Algérie, nous sommes très en retard, en terme d'innovation thérapeutique», constate-t-il. D'autre part, à propos du problème de prise de rendez-vous au niveau des centres anti cancer, notamment ceux du secteur public, le Professeur Bouzid a affirmé que «la situation du traitement du cancer dans le secteur public s'améliorera, si nous optimisons bien les moyens qui sont mis à notre disposition», avant d'avouer que «hez le privé, un rendez-vous de radiothérapie peut se faire pour le lendemain matin». En ce qui concerne les statistiques des personnes atteintes de cancer en Algérie, il a précisé que le chiffre donné en mars 2016, par le Réseau national du registre du cancer est de 70 000 cas d'ici 2020. Selon lui, l'Algérie enregistre chaque année, 130 nouveaux cas de cancer pour 100 000 habitants. Concernant les types de cancers qui augmentent en Algérie, il précise que, le cancer colorectal s'accentue d'autant plus chez l'homme que chez la femme. Cette dernière reste malheureusement plus touchée par le cancer du sein ces dernières années, malgré toutes les campagnes de dépistage précoce.
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