
La recrudescence des enlèvements d'enfants dans notre pays inquiète énormément la société civile qui s'interroge sur les solutions à apporter pour faire face à ce fléau qui prend de l'ampleur. En l'absence de solutions adéquates pour mettre un terme à ce fléau, les citoyens réclament aux autorités du pays de condamner à mort les auteurs de ces méfaits.«Nous voulons l'application «Al Kissas», crient à chaque fois les parents des victimes, leurs voisins et les citoyens. Le mot «Al Kissas» vient de «Charia», loi de l'Islam qui préconise la peine de mort contre les auteurs du crime. L'Algérie qui n'est pas une République islamique et qui n'a pas signé d'abolition de la peine de mort a toujours refusé d'exécuter les personnes condamnées à ce titre. Pourtant ce fléau ne cesse de prendre de l'ampleur dans notre pays où des enfants sont enlevés avant qu'ils ne soient achevés dans des conditions atroces. Dernièrement, le gouvernement a préconisé la mise en place d'un projet intitulé «Alerte enlèvement», pour aider à retrouver les enfants ou les personnes victimes d'un rapt.D'autres démarches ont été entreprises pour permettre de diminuer ou de lutter contre les enlèvements d'enfants dans notre pays. Ces projets mis en application non pas encore donné leurs fruits. Les tentatives d'enlèvements continuent, plusieurs cas ont été signalés au courant de cette semaine. C'est le cas de cette tentative d'enlèvement qui s'est déroulée dans la commune de Didouche Mourad dans la wilaya de Constantine. Selon des témoignages, une femme a tenté de kidnapper un enfant de 10 ans qui se trouvait à proximité d'une mosquée. Toujours et selon les mêmes témoignages, l'enfant est sorti devant la porte pour jouer avant que la dame en question ne le prenne par la main, le traînant vers une destination inconnue.Fort heureusement, les citoyens qui ont remarqué le comportement suspect de la femme et les cris de l'enfant ont réussi à le sauver des mains de l'auteure de l'enlèvement. L'intervention des citoyens a contraint la dame à lâcher l'enfant avant de disparaître parmi la foule des femmes à l'intérieur de la mosquée. La femme à l'origine de cette tentative d'enlèvement n'a pas été identifiée et n'a pas été également interpellée. Comme à l'accoutumée, la mosquée est un lieu saint, l'entrée des services de sécurité dans cet endroit de culte sera considérée comme étant une profanation.Dans un autre pays, les forces de l'ordre auraient assiégé le lieu de culte et la dame auteure de la tentative du rapt aurait été arrêtée sur les lieux. Certes, les lieux de culte, des endroits où on pratique la foi en toute liberté, ne pourraient pas servir à protéger les criminels. Comme nous l'avons déjà expliqué dans l'une de nos précédentes éditions, la première responsabilité incombe aux parents qui «jettent» leurs progénitures dans la rue. L'Algérie est pratiquement le seul pays au monde (je ne parle pas de certains pays d'Afrique) où l'on trouve des enfants, voire même des bébés seuls dans la rue. Sinon comment expliquer que des enfants encore le biberon à la main et la tétine à la bouche se baladent devant la maison ou dans le parking limitrophe au foyer des parents.Certains parents trouvent le moyen de demander aux enfants de sortir dehors afin de laisser tranquille, la maman faire le ménage ou discuter avec des voisines ou des hôtes. Par la force de la loi, les parents devraient être obligés à ne pas abandonner leurs enfants dans la rue. Même dans les parcs de jeux, les enfants mineurs devraient être accompagnés de leurs parents afin qu'ils soient autorisés à jouer dans ces lieux. Il est de même pour les stades où des parents laissent leurs enfants partir jouer seuls ou assister un match de football. La présence des parents est obligatoire, si les enfants ne sont pas accompagnés par les éducateurs, les instituteurs.Normalement, lorsque les écoles sont fermées comme pendant les vacances, les enfants devraient être inscrits dans ces centres de loisirs. Les parents devraient être également obligés à ne pas abandonner leurs enfants en bas des bâtiments résidentiels ou devant la porte de leurs appartements. Il est de même pour les enfants des crèches ou des écoles primaires qui devraient être obligatoirement accompagnés par leurs parents, que ce soit à l'entrée ou la sortie des classes. Les responsables des écoles devraient également s'abstenir de libérer ou renvoyer les élèves sans la présence des parents.En cas d'empêchement, les parents devraient signer une autorisation écrite à un proche tout en avisant les directeurs et responsables des écoles. Pour n'importe quel retard à l'école, l'instituteur devrait être obligé de prendre attache avec les parents d'élèves dans les minutes qui suivent. La responsabilité des directeurs d'écoles et des enseignants est encore engagée lorsqu'un élève retardataire n'est pas autorisé à rejoindre sa classe. Même si le premier responsable de l'école ou l'instituteur juge que tel ou tel élève ne devrait pas prendre part au cours, ils devraient immédiatement appeler ses parents pour le récupérer. Il est de même pour les enfants victimes d'un malaise pendant les cours ou exclus pour indiscipline.En plus des services de la Protection civile pour les malades, les parents des enfants en question devraient également être avisés et invités à se rendre à l'école. Dans le cas où l'élève est malade à la maison et ne pourrait pas rejoindre son école, les parents devraient également prévenir le directeur. Pour toute défaillance, les parents ou les auteurs de ce manquement à la loi devraient être punis. Pour les parents récidivistes ou qui sont à l'origine de plusieurs fautes graves envers leurs enfants, la justice sera saisie pour que des sanctions soient prises. Dans d'autres pays développés, la garde des enfants pourrait être retirée aux parents si toutefois il y avait moult délaissement, des négligences répétées, violences ou maltraitances envers leurs progénitures.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Moncef Rédha
Source : www.lnr-dz.com