
Incontestablement, l'Equipe nationale est entrain de récolter ce que l'ancienne Fédération algérienne de football a semé.Notre travail a consisté à nous tourner prioritairement vers les sources des archives de la FAF, et aussi nos sources principales relèvent de la consultation des journaux spécialisés depuis la qualification des Verts à la Coupe du monde du Brésil. Les témoignages bruts des acteurs du football, entraîneurs, joueurs, dirigeants et journalistes, permettent de situer les faits et les modes de fonctionnement de cette EN. L'échec accusé à Lusaka face aux Zambiens, n'est qu'une suite logique d'un passé dominé par une phase de croissance et de divulgation dénoncée par la presse, qui se prolonge des années durant et dont ses effets se comptabilisent aujourd'hui. Le score de 3-1, face à la Zambie, devrait alerter les gestionnaires du sport, en particulier ceux du football. Cette alerte devrait inciter qui de droit à une analyse, voire à un passage au scanner de la situation qui prévaut au sein de ce monde mystérieux qu'est celui de l'Equipe nationale notamment. Pour Ali Bencheikh : «Un mal profond range et ronge notre Equipe nationale, nous avons de tout temps dénoncé ce mal qui met à genou notre sélection, personne ne semble vouloir oser à lever ce voile qui cache les mille et une facettes de ce football dont sa gestion a toujours été théâtre ou cinéma. Il faut savoir et surtout avoir le courage de dire stop, barakate... Il faut dénoncer et continuer à dénoncer encore plus aujourd'hui et moins qu'hier cette déchéance... Changer d'entraîneur est une pire erreur que commettrait la FAF, si cela devrait arriver, alors que toute l'équipe de la FAF doit aussi s'en aller, le mal n'est pas nouveau, le premier responsable de cette catastrophe vient de l'ancienne équipe, c'est elle, qui est à l'origine de l'asphyxie des Verts, c'est sa gestion, faites le bilan et vous devinerez qui est le premier responsable», et d'ajouter «faites-le depuis le Brésil à ce jour, calculez le nombre de joueurs et d'entraîneurs, le vide laissé surtout par l'absence d'entraîneurs durant près de six mois, sans oublier la qualité de ces derniers mis à la tête des Verts. Ces échecs à répétitions, suffisent à eux seuls pour inciter les gestionnaires à faire une évaluation et tirer les conclusions qui puissent permettre à notre football de reprendre son véritable souffle.» Avec 1 point pris en trois matches, notre Equipe nationale laisse ses plumes à Lusaka. Elle ne peut plus voler pour atteindre le Nigeria, installé sur une parfaite terrasse pour dominer. Sauf miracle. «Mais de quel miracle parle-t-on '», me disait un ami. Ce n'est certainement pas la faute à l'entraîneur. Faudrait oublier voire même déchirer cette hypothèse. Le président Zetchi vient de déclarer depuis Lusaka qu'il est hors de question de mettre fin à la mission de l'actuel sélectionneur. Il faudrait aller voir du côté des joueurs dont la qualité du jeu est mise en cause. Ils avaient joué le protocole, peut-être même les gardes du corps des joueurs adverses qui se sont permis d'attaquer en toute liberté le camp algérien. Pas de ripostes, on avait cette impression qu'il n'y avait pas de joueurs, si ce n'est deux ou trois que ne l'on citera pas, qui ont montré un semblant de résistance face aux attaques adverses. Un match officiel n'est pas un milieu d'étude suffisant pour apprendre à bien jouer, il faudrait travailler durant la semaine d'une manière d'abord théorique puis pratique afin de toucher du doigt la cohésion recherchée de l'équipe. Pour le président de la FAF, à Constantine les joueurs auront à faire un autre match, différent, plus musclé et plus guerrier même si les chances d'aller en Russie, n'existeraient pas, mais il faudrait élever le niveau de jeu. En deux mots, c'est un sélectionneur local heureux de nationalité zambienne, qui vient de battre avec ses joueurs locaux de moins de 20 ans, un sélectionneur européen, avec ses joueurs professionnels venus de l'autre côté de la rive, pourtant chargés d'expériences acquises au sein des grandes équipes européennes. Cette réaction ouvre le robinet pour cracher ces vérités qui ne cessent de secouer les esprits des Algériens. «Depuis le départ de Saâdane, puis du Bosniaque, les choses se sont dégradées, nous faisons qu'assister à la déperdition de notre équipe nationale. Qu'un technicien de la balle ronde démontre le contraire de ce que je déclare ' Nous avons eu droit à des moment inoubliables, même la rue était en fête à chaque sortie des Verts, aujourd'hui, c'est le stress qui nous envahi à chaque match, on voudrait tant y croire, mais aujourd'hui, ce n'est plus possible, mais on continu à se dire, peut-être que demain ce sera un autre jour, mais malheureusement c'est l'éternel refrain, l'éternelle image qui revient, des images qui nous font très mal... Aujourd'hui, donc les Fennecs ne disputeront sans doute pas sa troisième Coupe du monde de suite, la cinquième de son histoire. Une sortie annoncée à la 6e minute, par l'attaquant Brian Mwila, lequel sur un coup de tête, alors assomme Raïs Mbohli. A la 33e minute, c'est ce même Mwila qui pousse a peu plus vers la sortie nos Verts. Yacine Brahimi 55e fait douter les Zambiens, l'exclusion de Nsakala, pour un tacle sur Saphir Taïder (56e) redonna du tonus aux locaux pour mettre KO les Verts sur un but de Enock Mwepu A la 89e. A Constantine, ce ne sera qu'un match sans enjeu avec 1 point pris en trois matches, soit huit points de retard sur le Nigeria, à trois journées de la fin des éliminatoires...
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : H Hichem
Source : www.lnr-dz.com