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Et si c'était dans les airs '



Et si c'était dans les airs '
«Les 190 passagers d'un Boing 737 de la compagnie nationale Air Algérie devant relier, vendredi passé, Constantine à Lyon ont dû prendre leur mal en patience durant près de 10 heures après que leur vol prévu à 9 heures du matin ait été repoussé à plusieurs reprises», selon notre confrère «le Jeune indépendant». Selon le journal, qui cite une source de l'aéroport Mohamed Boudiaf de la capitale de l'est algérien, ce retard qui ne doit pas être loin des records même si Air Algérie est capable de «mieux», est dû à une «mésentente» entre le commandant de bord et le copilote.Des heures durant, le chef d'escale aurait vainement tenté de ramener les deux hommes à la raison. A plusieurs reprises, le personnel de l'aéroport aurait également tenté de calmer les passagers qui s'impatientaient de plus en plus en annonçant des heures de décollage fictives.Ce n'est que vers 20 heures que l'avion a pu décoller et on ne sait toujours pas si ce sont les deux pilotes bagarreurs à leurs heures perdues qui ont été aux commandes de l'appareil ou s'ils ont été remplacés au pied levé.«Bagarreurs», parce que, selon des passagers qui ont tenu à témoigner sur les réseaux sociaux en exprimant leur colère, ce n'est pas seulement une mésentente qu'il y a eu entre les deux hommes mais une violente explication au corps à corps qu'on a eu toutes les peines du monde à calmer.S'il s'avère que ce sont les même protagonistes de ce conflit dont le moins qu'on puisse dire est qu'il ne manque pas d'originalité, qui ont piloté le Boeing 737 d'Air Algérie, on imagine l'angoisse des passagers qui auraient ainsi mis leur vie entre les mains de deux hommes apparemment si prompts à en venir aux coups de poing, aux coups de pied et qui sait aux coups de boule, si ce n'est plus grave que ça.Même maintenant que l'avion est parvenu à bon port et que les passagers ont fini par atterrir à Lyon sains et saufs, il doit bien y avoir parmi eux qui ont toujours froid dans le dos.Du coup, ils ont même dû oublier qu'ils ont poiroté 10 heures durant dans la salle d'embarquement d'un aéroport qui n'a pas la réputation d'être un havre de confort et d'humanité. Les idées noires se suivant, ils auraient aussi imaginé si le «crêpage de chignon» entre les deux pilotes était survenu en plein vol ! Après tout, ils doivent avoir des choses à se reprocher et des raisons de se rentrer dedans assez sérieuses pour en arriver là.Encore heureux que la bagarre soit arrivée quand ils avaient encore les pieds su terre mais rien n'indiquait qu'ils étaient incapables de le faire dans les airs en «première intention» ou en récidive dans la cabine de pilotage.Parce que dans la cabine, ça aurait été vraiment difficile de donner des coups, de parer ceux de l'adversaire et maintenir l'avion dans la bonne trajectoire et à la même altitude.Voilà qui dément l'efficacité des recommandations de l'Agence européenne pour la sécurité aérienne qui imposent la présence permanente d'au moins deux personnes dans le cockpit !Mais ce n'est que? l'agence européenne et ceux qui ont conçu ces règles de sécurité n'ont pas dû penser à Air Algérie. Comme ces passagers du Constantine-Lyon de vendredi passé. S'ils doivent être contents de s'en sortir à si bon compte, ils ne doivent pas penser à Air Algérie pour leurs futurs voyages.Slimane Laouari


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