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ESS, CSC, CRB et USMH Quatre prétendants, une coupe, un élu



ESS, CSC, CRB et USMH                                    Quatre prétendants, une coupe, un élu
C'est un plateau réservé uniquement aux pensionnaires de l'élite que nous proposeront les demi-finales de la Coupe d'Algérie dans son édition de l'exercice en cours, en perspective du grand show final programmé pour le 1er mai prochain sous les regards du patron mondial du jeu à onze, le Suisse Sepp Blatter.
À l'avant-dernier tour de l'épreuve K.O., la Ligue 1 s'offre une cure de jouvence et lance, dans cette haletante course au second titre national mis en jeu, quatre de ses plus convaincants pensionnaires : une Entente de Sétif plus conquérante que jamais, un Chabab de Belouizdad aussi déterminé que séduisant, un Chabab de Constantine aussi attrayant qu'ambitieux et une USMH toujours placée et qui veut désormais être gagnante.
Portée à bout de bras par un super Djabou, l'ESS semble, en effet, infreinable aussi bien en championnat où elle caracole en tête qu'en Coupe d'Algérie où elle n'a pas eu à forcer son talent pour passer l'écueil du CRB Aïn Ouassara et composter son billet pour le dernier carré.
Des quatre qualifiés pour les demi-finales, l'Entente fait certainement figure de prétendant qui s'est dépensé le moins pour s'assurer une présence dans la carré d'as, mettant à profit sa grande expérience dans la compétition, la richesse de son effectif, la science-tactique de son entraîneur et le génie de son meneur de jeu et buteur, l'international Abdelmoumène Djabou, pour étouffer dans l''uf toute ambition sudiste de rééditer l'exploit du CR Béni-Thour, qui avait défrayé la chronique sportive en 2000 en s'adjugeant avec brio le trophée tant convoité après avoir évincé le Mouloudia d'Oran de Si Tahar Cherif El-Ouazzani en demi et le Widad de Tlemcen d'Ali Dahleb en finale.
a contrario de son voisin de Sétif, le Chabab de Constantine a non seulement traversé l'Algérie d'est en ouest pour disputer son quart de finale, mais a dû s'employer à fond pour venir à bout d'un Widad de Tlemcen accrocheur à souhait mais trahi par l'inefficacité de sa ligne d'attaque. Mais, à l'image de ses téméraires supporters, les bien nommés Sanafirs, qui ont parcouru par milliers la distance séparant leur QG de Constantine de l'enceinte tlemcénienne de Birouana, le CSC de Rachid Belhout a fait preuve d'abnégation, de combativité et d'opportunisme, deux heures durant, pour écarter de sa route les Ciel et Blanc de la cité des Zianides et se qualifier pour une demi-finale historique pour le tout-Cirta du football.
Et s'il est vrai qu'arriver à ce stade de la compétition semble déjà avoir enivré de bonheur les Vert et Noir de l'engagé Boulahbib et leur imposante assise populaire, il est tout aussi vrai que le fait d'être parvenus à un stade aussi avancé de la compétition la plus populaire ne pourra que galvaniser encore plus les Ifoussa and co pour aller au bout et continuer à écrire cette page glorieuse de ce club centenaire. Pour avoir connu la gloire en de nombreux succès nationaux et internationaux et pour avoir déjà eu le bonheur de cajoler le précieux trophée à six reprises par le passé, le Chabab de Belouizdad n'en voudra, de son côté, que davantage de lauriers, de strass et de paillettes ! Mais cela passe inéluctablement par un (autre) passage en finale qui n'est, pour l'instant, pas encore acquis aux Rouge et Blanc de Laâquiba. Le passage en force en quart de finale, samedi après-midi face à l'ASO Chlef, qui n'est ni plus ni moins que le champion d'Algérie en titre et l'un des plus crédibles candidats à sa propre succession, fait d'ailleurs des Belcourtois du Chabab d'authentiques prétendants à la plus belle et plus convoitée dame du pays qu'est cette coupe nationale. D'autant plus que les performances des protégés de Djamel Menad en championnat et la régularité dont ils font preuve en dépit de récurrents problèmes financiers les placent automatiquement et légitimement dans un rôle de (possibles) favoris qui leur sied, disons-le franchement, à merveille. À ces trois postulants est venue s'ajouter une USM El-Harrach à laquelle on prédisait pourtant une élimination quasi-inévitable face à l'armada usmiste. Mais, forte d'un caractère en acier trempé, d'une détermination sans faille et d'une volonté à toute épreuve, la bande à Boualem Charef a fini par terrasser l'USMA et gagner le droit de passer en demi-finale. Au bout de cent vingt minutes d'efforts et de combat, l'USM El-Harrach a ainsi fini par forcer le destin en évinçant des marches de la gloire une USMA fortement argentée et bien plus obnubilée par l'enjeu au moment où il fallait plutôt favoriser le jeu. À ce jeu, c'est finalement l'USMH qui s'est montrée la plus adroite, fonçant tout droit vers une coupe qui semble lui tendre les bras'
R. B.
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