Constantine - A la une

"Esprit bavard" émerge grâce au "Sous-marin"



Esprit bavard n'est pas une revue ordinaire, elle s'en démarque par cette singularité qui ne la fait ressembler à aucune autre. Ni livre ni revue, elle est plutôt un contenu dense et réfléchi (200 pages) qui se veut le miroir d'une "Algérie autrement vue, autrement dite".En ces temps de marasme et d'austérité imposés par une crise financière prétexte à toutes les stagnations, ce qui fait avancer les choses à reculons, notamment sur la scène culturelle en général et littéraire en particulier, il y a fort heureusement de ces lieux et de ces personnes qui résistent tout de même à la situation ambiante et tentent par leurs modestes moyens d'aller de l'avant. Ils résistent en joignant leurs efforts et tentent d'avancer en demandant de l'aide à tous ceux qui sont conscients de la gravité du problème et de l'urgence de lui trouver des solutions.L'exemple de ces tentatives nous vient cette fois du café littéraire "Le sous-marin", ouvert depuis quelques mois grâce à la contribution de bénévoles et d'artistes amoureux de leur art et en quête de visibilité. C'est un espace qui appartient au MDS (Mouvement démocratique et social), ouvert à tous gracieusement et géré par Kader Affak, un homme pleinement engagé dans l'action sociale et culturelle et qui estime que "la culture est un bien commun et non le privilège d'une élite".Et fort de ce principe, ce lieu, dédié à la culture sous toutes ses formes, a ouvert ses portes cette fois-ci à l'équipe de la revue singulière Esprit bavard dirigée de main ferme par Khadidja Chouit, une journaliste chevronnée et une femme déterminée qui refuse de se laisser abattre, malgré les obstacles rencontrés. Esprit bavard n'est pas une revue ordinaire, elle s'en démarque par cette singularité qui ne la fait ressembler à aucune autre. Ni livre ni revue, elle est plutôt un contenu dense et réfléchi (200 pages) qui se veut le miroir d'une "Algérie autrement vue, autrement dite", c'est à dire cette Algérie que tout le monde connaît, dans laquelle on vit, mais qu'on ne retrouve pas vraiment dans les organes de presse d'aujourd'hui. C'est du moins ce que tente de faire cette équipe composée de femmes dynamiques et battantes dont Samia Khorsi, Latifa Lafer et Dalila Ziani. L'aventure a commencé en 2008 d'abord sur le net, puis un passage au papier avec un numéro zéro en 2011 qui a connu du succès, d'où la volonté d'en faire un second qui a tardé à venir, faute de moyens car la volonté seule ne suffit pas.Il a donc fallu frapper aux portes qui sont restées fermées, puis lancer un appel à contribution, à défaut, sur une plateforme étrangère pour que ce numéro voie enfin le jour.Ce fut dur comme cheminement mais avec l'aide d'amis lecteurs, son aboutissement est là et, grâce au plongeon du "Sous-Marin", Esprit bavard a émergé des profondeurs de sa conception pour aboutir à cette belle rencontre conviviale et sympathique qui a voulu fêter sa naissance dans une émouvante séance de lecture à voix haute, voix initiée par les éléments de la "Fabrique à lecteurs", composée d'amoureux du livre et d'adeptes de la lecture ? oui il en reste encore.S'en est suivie une séance de vente-dédicace et quelques bavardages utiles autour de la publication car "certes on est connu pour être bavards, mais on doit bavarder intelligent et cette publication, tout comme ce rendez-vous ici, se veulent aussi un prétexte pour se rencontrer, discuter et lire", nous dira Khadidja Chouit. Et c'est cette pépite intelligente qui se donne à lire dans ce nouveau numéro d'Esprit bavard disponible en librairie à Alger, Tizi Ouzou et Constantine.Samira Bendris-Oulebsir
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