Constantine - CSC: Club sportif constantinois

Entraîneurs : abandons, démissions, limogeages



Il était prévu que l'entraîneur du CS Constantine, Denis Lavagne, reste jusqu'à juin prochain, mais cette la défaite, sa dernière contre le MC Alger (2-3), n'était pas celle qui devait arranger les choses. Tel un tsunami, la rue s'est vite impliquée fortement pour lui ouvrir les portes du club pour qu'il s'en aille.C'est ce qui s'est passé. Mais est-ce une bonne chose ' C'est la timide question qui s'est baladée entre deux couloirs du club et des lieux de rassemblement des supporters. Vite écrasée par la majorité, elle laisse place à la décision, celle réclamée, en l'occurrence le limogeage. Sauf qu'un supporter ne partageant pas cette décision dira en douce «d'une manière générale, le mélange, les échanges et la diversité sont autant de choses qui permettent de s'enrichir. Moi, je défends la pluralité des styles et des méthodes. Un limogeage n'est utile que lorsque rien n'est produit du côté de l'entraîneur, mais il a tout de même fournit du spectacle, il a réalisé des résultats saluée par tous, mais reste à savoir si les joueurs font aussi leur travail sur le terrain ' Est-ce qu'ils respectent les consignes ' Ce sont des questions que nous devons tous nous poser...
Son limogeage nous impose à tous une réflexion sur ces entraineurs que les clubs ramènent sans garantir un équipement et des moyens adéquat, à même de faciliter la tache. Ce qui frappe le plus, c'est l'absence de communication en interne. Il y a ceux qui sont pour, et ceux qui sont contre. Pire encore, il y a ceux qui communiquent avec des joueurs pour faire évacuer l'entraîneur. Ceci est très grave, mais jamais vous n'obtiendrez un seul élément de transparence. Tout le monde le sait, comme tout le monde préfère le silence. Dommages que la vérité ne pèse pas sur la balance, parce qu'il y a des joueurs qui ne méritent pas de porter le maillot de l'équipe. Ils ne s'intéressent qu'aux salaires faramineux qu'ils perçoivent...»
Denis Lavagne a déjà fait l'objet de critique, mais il a résisté par rapport aux respects des clauses du contrat, et cette fois-ci «Non, s'en est trop. Il est quasi impossible de continuer à travailler dans ces conditions, réfléchir et avoir des idées fraiches pour mettre en place de nouvelles stratégies de jeu. La résiliation est la seule porte qui s'ouvre devant moi pour partir tête haute, n'ayant rien à me reprocher, au contraire, regretter plutôt que la situation s'est vite dégradée. Le dernier match, la derrière défaite face au MCA et dont l'arbitre l'a aussi voulue était attendue presque par tous, y compris par les supporters». Ce qui nous amène à reprendre la déclaration d'un technicien français qui disait «On ne peut plus faire du football une fin en soi, il doit être un repère structurant, s'accompagner d'une éthique» et d'ajouter «le sens n'est pas lié à l'esthétique et le beau jeu est une notion trop fade, trop abstraite, qui plus est difficile à définir».
Les clubs seraient-ils ceux qui perdent de l'argent alors qu'ils sont organisés selon une logique issue du monde de l'entreprise ' Incontestablement, la réponse se penche du côté du «Oui». Mais alors, où va cet argent ' «J'ai opté pour une résiliation mon contrat à l'amiable contre le règlement de trois mois de salaire. Je souhaite à cette équipe que je connais parfaitement et avec laquelle j'ai fait un excellent chemin, beaucoup de succès». Telle était la déclaration de Denis Lavagne, telle comprise par les personnes qui ont bien voulu le résumer pour notre journal. Le climat entre les deux parties était déjà depuis fort longtemps rangé par une humidité qui empoisonnait le club.
L'adjoint, Karim Khouda, est naturellement appelé à être sur le banc samedi, lors du match de coupe face au NC Magra. «La barre technique devra rapidement être confiée à un nouvel entraîneur, et l'on avance déjà les noms de Abdelkader Amrani qui vient de quitter le CRB pour des raisons que tout le monde connait ? Lavagne l'avait remplacé en 2018 ? Bernard Casoni ' Rien n'est sûr. Voilà un club comme le CRB qui forme le duo de tête du championnat avec le MCA, avec un entraineur par intérim.
Enfin, un quotidien présentait déjà, le 19 octobre dernier, une situation qui ne rassurait pas avec cette instabilité en Ligue 2 : «La moitié de la phase aller est à peine bouclée avec le déroulement hier de la 9e journée du championnat professionnel de la Ligue 2, et voilà que plus de la moitié des clubs ont déjà opéré un changement à la tête de leur barre technique, avec, notamment, le limogeage de plusieurs entraîneurs, vu qu'ils sont rares les techniciens qui démissionnent».
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