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Enseignement supérieur et recherche scientifique : Harraoubia rencontrera les syndicalistes le 25 avril



Après «d'innombrables» grèves qui ont secoué l'université durant ces trois dernières années, sans aucun écho positif, le temps est-il venu pour amorcer un dialogue sérieux autour des préoccupations des travailleurs du secteur de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique '
Vraisemblablement, la tutelle privilégie aujourd'hui la piste de l'apaisement de la tension, en se décidant d'aller, enfin, à l'écoute des représentants des travailleurs. C'est dans un climat de malaise socioprofessionnel que doit se tenir, donc, une conférence des cadres syndicaux du secteur, annoncée pour le 25 avril prochain, en présence du ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, M. Rachid Harraoubia. Une première dans les annales de l'université, selon les syndicalistes. «Le ministère de tutelle est au courant de nos revendications, qu'on remet à chaque fois sur le tapis depuis trois ans, et un dossier présentant des études et des propositions, conçues en étroite collaboration avec le ministère des Finances, se trouve sur la table du ministre depuis l'année 2010», relève la chargée des conflits sociaux au sein de la section syndicale de l'université Mentouri 1 de Constantine. Est-ce à dire qu'on croit à une man'uvre de la tutelle, laquelle réagit de la sorte face à une pression qui va crescendo ' «Ce ne sont que des appréhensions, mais nous accueillons franchement cette présence du ministre parmi les syndicalistes comme un signe d'ouverture de la voie de la concertation mutuelle autour des problèmes socioprofessionnels et des meilleurs moyens à engager pour remédier à la situation», souligne la chargée des conflits sociaux. «Bien évidemment, de notre part, nous insistons sur le règlement des points soulevés par la plateforme des revendications, dont l'augmentation des salaires, la révision du régime indemnitaire, l'intégration des contractuels, le logement et le traitement sérieux du problème lié au harcèlement juridico-administratif mené par certains gestionnaires contre les syndicalistes», dira-t-elle. Dans ce sillage, notre interlocutrice préconise «qu'il est impératif de cesser les abus contre les représentants des travailleurs et d'instaurer une justice sociale et, surtout, équilibrer le régime salarial» entre les différents secteurs de la fonction publique. «Vous vous rendez compte qu'il existe encore des travailleurs du secteur de l'enseignement supérieur qui touchent un salaire de 14.000 dinars (!)», s'offusque-t-elle. «Alors qu'on ne refuse pas à d'autres secteurs des hausses de salaires avec des effets rétroactifs», insiste encore la chargée des conflits sociaux. Cette dernière précisera «qu'un conclave des syndicalistes est prévu le 23 avril prochain», deux jours avant la conférence à laquelle assistera M. Harraoubia et qui regroupera principalement les secrétaires généraux des sections syndicales des universités et des directions des 'uvres universitaires. On apprendra à ce propos que l'Union nationale des travailleurs de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique, de la culture et de la communication, qui chapeaute la conférence, a invité les sections syndicales à désigner parmi leurs membres, chacune pour ce qui la concerne, un seul représentant à la rencontre du 25 avril. Prévoyant une assistance nombreuse à cette conférence nationale des cadres syndicaux qui doit se tenir au siège de la tutelle en présence de M. Rachid Harraoubia, afin de débattre des préoccupations ou du malaise socioprofessionnel des salariés du secteur, l'Union nationale de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique, de la culture et de la communication (affiliée à l'UGTA) exige la présence d'un seul délégué pour chaque direction des 'uvres universitaires, ainsi qu'un seul représentant des travailleurs pour chaque université ou centre universitaire, ou encore école nationale. Les SG des unions de wilaya UGTA ont été destinataires d'une correspondance émanant du SG de l'union nationale, M. Drissi Lahcen, dont copie est en notre possession, où celui-ci insiste sur la question de la limitation du nombre des cadres syndicaux locaux qui doivent prendre part à la rencontre du 25 avril prochain, argumentant son souci par «l'exiguïté» de la salle des conférences du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique où doit se tenir la rencontre en question. «Dans le but d'assurer de bonnes conditions d'organisation de la rencontre du 25 avril, d'une grande importance, nous vous demandons d'établir une liste de participants signée par vos soins, ainsi que des procurations individuelles pour les concernés, tout en précisant les établissements d'origine, pour les besoins de confection des badges d'accès, ainsi que la préparation des lieux d'hébergement», indique la correspondance en question.
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