
Dénouement heureux pour les parents du bébé enlevé au niveau du centre hospitalo-universitaire de Constantine, après plusieurs jours de grande angoisse, voire de résignation quand on se remémore le message poignant du père.Selon les premières informations, le bébé, mis en observation, ne présente aucune source d'inquiétude quant à son état de santé, des tests ADN ont confirmé son identité, et il devait être remis à ses parents biologiques hier. Ce sont les voisins du couple qui détenait le bébé qui ont alerté les services de police et une souricière a été tendue pour récupérer ce dernier, c'est dire que le citoyen algérien n'est vraiment pas si laxiste que cela, il participe vraiment à la découverte de la vérité comme cela a été le cas pour les enfants Haroun et Brahim, affaire qui a défrayé la chronique au-delà même de nos frontières. Pourtant, bien des interrogations et autres flous entourent cette affaire qui n'est pas si anodine que cela, tant l'acte requiert pour le commun des mortels une organisation bien ficelée. Il n'y a qu'à voir l'appréhension des éléments de la police et de l'instance judiciaire à communiquer la moindre information quant aux détails d'une affaire qui risque d'éclabousser bien des institutions. La direction de l'action sociale, la maternité de l'hôpital ou encore la gestion des enfants nés sous X ne sont pas étrangers à cette affaire, puisque, selon certains sources hospitalières qui ont requis l'anonymat, une alerte du même genre a été donnée lors d'une garde où un bébé a failli être enlevé, n'était-ce la promptitude et de la mère et du personnel présent, il y a de cela près d'un mois. Autre fait qui hante les esprits et concerne la dizaine de bébés, nés sous x et qui auraient dus être transférés à la pouponnière, mais qui l'ont été après plusieurs mois, un non-sens au regard de la réglementation en la matière. Ainsi, lorsque l'on apprend que le bébé, Laïth Kaoua, a été bel et bien vendu, on s'interroge s'il n'y a pas eu erreur sur «la marchandise». En tout cas, un événement aussi gravissime doit faire l'objet d'études, de réflexions, mais surtout une révision complète du mode de gestion sécuritaire de nos structures sanitaires, car il est inconcevable que l'aspect sécuritaire au sein de nos hôpitaux soit insignifiant au regard de tout ce qui peut constituer de graves délits. Les vols de réactifs, de médicaments, les psychotropes en particulier, voire des appareils, sont tout aussi graves et le dernier vol, au sein même de cet hôpital, d'un camion de sérum est significatif à plus d'un titre. Il est de ce fait plus qu'urgent d'adopter des mesures rigoureuses pour la gestion de nos hôpitaux, et surtout déterminer les responsabilités de chacun, quant à la sécurité des lieux, notamment les urgences médicales, une présence policière accrue est toute indiquée, car il y va de la vie d'un personnel soignant, livré en fait à lui-même. L'affaire du bébé volé doit interpeller plusieurs responsables et ce ne sont pas les informations distillées au compte-gouttes, mais surtout sélectives, qui feront avancer les choses.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Naourys
Source : www.lnr-dz.com