Evaluées à près de 20 000 cas chaque année dans la wilaya de Constantine, les déperditions scolaires représentent pour les secteurs de la formation professionnelle et du travail, la préoccupation essentielle. Ceci, en plus du fait qu?elles immobilisent d?importants moyens humains et matériels ainsi que toutes les initiatives qui tendent vers la résorption de l?important déficit enregistré en matière d?emploi de jeunes. Le secteur de la formation professionnelle qui, en dépit des difficultés, arrive plus ou moins à prendre en charge plus de 5000 stagiaires « résidentiels » et près de 4000 apprentis, avoue finalement ses limites. D?ailleurs, les formules de formation et d?apprentissage se sont multipliées ces dernières années afin d?absorber au maximum les déperditions scolaires et alimenter de façon optimale le marché du travail. L?idéal aurait été atteint dans ce contexte, si le relais constitué par le secteur du travail avait fonctionné de manière systématique toutes les fois qu?une promotion avait bouclé sa formation théorique, et proposé ses services pratiques à l?économie nationale. Or, l?on assiste actuellement au scénario qui veut que sur le nombre global de stagiaires pris en charge dans le cadre de l?apprentissage, très peu auront la chance d?être versés directement au sein de l?entreprise qui a géré leur formation pratique. Le « gros de la troupe » se retrouvera immanquablement sans débouchés et ira grossir les rangs des chômeurs potentiels. Idem pour les stagiaires « résidentiels » qui devront s?initier, à l?issue de leur formation, au monde de la débrouille pour tenter de faire valoir leurs acquis professionnels. Les solutions, à ce propos, existent pourtant pour peu que les responsables concernés par leur application s?attellent à les étudier et à les rendre réalisables. Dans cet ordre d?idées, l?on pourrait penser à proposer aux entreprises ayant assuré le suivi des apprentis d?intégrer ces derniers à leurs structures en contrepartie d?avantages fiscaux comme cela se passe dans d?autres pays. L?autre formule pourrait impliquer les stagiaires dans les projets économiques, telles les formules proposées par l?Ansej et la direction du travail et de l?emploi. Mais dans ce cas, l?aide de l?Etat aux différents groupes de jeunes doit, au contraire de ce qui se fait actuellement, être rapide et concrète et les obligations administratives et bancaires simplifiées au maximum.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : F. Raoui
Source : www.elwatan.com