La scolarisation des enfants et leur prise en charge au sein des établissements scolaires obéit à certaines règles qui régissent le quotidien des apprenants intra-muros.
Un règlement intérieur que la direction de l'établissement doit veiller à ce que son application soit scrupuleusement respectée, conformément à la décision ministérielle n°778 du 26 octobre 1991 relatif aux lois concernant les lois spécifiques aux élèves. Parmi celles-ci, l'on évoquera l'article 37 de cette décision qui stipule que l'élève ne doit pas être libéré de l'établissement en cas d'absence imprévue de l'enseignant, sauf si cette absence intervient en fin de matinée ou en fin d'après-midi.
Autrement dit, si l'absence d'un enseignant devait avoir lieu avant 11 h ou 15h 30 les élèves sont gardés au sein de l'établissement. Or, la réalité est toute autre. D'après le témoignage de bon nombre de parents, l'article 37 du règlement intérieur n'est pas toujours respecté. Des parents d'élèves inquiets nous ont fait part, à cet effet, de l'irrespect de l'article 37 du règlement intérieur des établissements scolaires. «Depuis la rentrée à ce jour (veille de l'Aïd El Adha, ndlr) il est arrivé à maintes reprises que mon enfant de 12 ans soit libérée de son CEM dès 8 h du matin alors qu'elle avait cours soit à 9 ou 10 h.
Ce n'est pas normal de jeter comme cela les élèves à la rue», nous confie, indignée, une employée dans un laboratoire d'analyses et mère de trois enfants, dont deux sont au CEM. Abderrezak B., un universitaire père de deux filles de 11 et 14 ans, ne cache pas lui aussi son inquiétude quant aux risques encourus par ses enfants à l'extérieur de l'établissement en cas d'absence d'un enseignant, d'autant que, selon lui, «les absences au niveau des CEM et des lycées sont fréquentes». Véritablement courroucé par les entorses faites au règlement intérieur notamment, notre interlocuteur nous a avoué lui aussi que l'une de ses filles a également été libérée récemment de son établissement suite à l'absence d'une enseignante alors qu'elle avait cours une heure plus tard.
«C'est là où réside le problème: la plupart des élèves ne peuvent pas rentrer chez eux soit parce qu'ils habitent un peu loin, soit parce que leurs parents travaillent et qu'il n'y a personne à la maison. Le fait de rester devant l'établissement ou de traîner dans les environs peut entraîner des dérives ou des agressions à l'encontre de ces élèves censés être à l'intérieur de leur établissement en cas d'heure creuse», a-t-il conclu.
Contacté à ce sujet, le responsable de la cellule de communication de la direction de l'éducation de la wilaya de Constantine estime, pour sa part, qu' «il n'est pas normal de faire sortir les élèves si un enseignant venait à s'absenter, et ce conformément au règlement intérieur», et invite, à ce propos les parents à saisir la direction de l'éducation par écrit pour que celle-ci prenne, le cas échéant, les mesures coercitives adéquates.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : L R
Source : www.elwatan.com