
DEMOLITION DES LOCAUX Du BARDO : L'opération en phase finaleLa démolition des douze locaux situés rue Rahmani Achour, à proximité de l'hôtel Cirta, a atteint son ultime phase. Hier, la force publique a été réquisitionnée pour achever la destruction totale des derniers magasins de vente de laine, en dépit de l'opposition des propriétaires qui exercent sur ce site depuis 52 ans. Cette opération a été lancée au mois de septembre et a été reprise, il y a une semaine, en prévision du projet d'extension de l'hôtel Cirta.Rappelons que cette action a provoqué le mécontentement des marchands concernés. Certains d'entre eux, particulièrement les marchands de laine, ont refusé carrément de libérer les locaux avant d'être dédommagés dignement ou transférés vers d'autres lieux. Ils avaient affirmé que l'indemnisation n'a pas été faite de manière équitable, pourtant ils se trouvent tous dans le même endroit. Certains, toujours selon leurs dires, ont bénéficié seulement de 240 millions de centimes. «Une somme dérisoire qui ne nous permet même pas de louer ailleurs. Pourtant les locaux démolis sont situés dans un lieu stratégique, en plein centre-ville et juste à côté de l' historique hôtel Cirta. L'opération a été maintenue de force, en dépit du mouvement de contestation tenu par les propriétaires et notre refus de libérer les lieux pour un projet d'extension d'un hôtel», a déclaré Kamel Boudmegh, l'un des opposants. Et de poursuivre qu'ils ont adressé une demande d'audience au wali il y a environ deux mois. «A ce jour il ne nous a pas reçus», dira-t-il. Notre interlocuteur a estimé que plusieurs commerçants se trouvent sans local et sans activité. Contrôleurs et chefs de train en grèveLes contrôleurs et les chefs de train de la SNTF de Constantine ont déclenché, hier, un mouvement de grève qui a paralysé toutes les lignes desservant les destinations de Skikda, Batna, Biskra, Sétif et Bordj Bou Arréridj. A travers ce mouvement, les concernés ont voulu dénoncer l'abus de l'administration et le mépris exercé à l'encontre des travailleurs. Plusieurs revendications ont été citées par les grévistes en grogne. On notera, à titre d'exemple, l'amélioration des conditions de travail, le paiement des heures supplémentaires, le manque d'hygiène dans les postes de repos, les décisions abusives de l'administration à l'encontre d'anciens syndicalistes. Selon Lyes Sabori, l'un des protestataires, cette grève sera reconduite jusqu'à la prise en considération de leurs revendications. ZIGHOUD YOUCEF : Débrayage des chauffeurs de busLes chauffeurs de 23 bus assurant la ligne entre Zighoud Youcef et Constantine ont tenu une grève à partir d'hier pour réclamer l'intervention de la direction des transports au sujet d'une foule de revendications. «Nous souffrons chaque jour des conditions déplorables dans lesquelles nous exerçons, tels l'état des routes et autres, mais aussi à cause de l'anarchie et les conflits provoqués par les chauffeurs des bus faisant les lignes inter-wilaya. Selon la loi, ces bus doivent avoir une station à part, tout en abordant des routes en dehors des villes. Une mesure que ces chauffeurs ne respectent pas avec le consentement de l'administration», a déclaré Abdelkrim Djazar, l'un des protestataires. Et de poursuivre : «Nous sommes déterminés à poursuivre notre action, si la direction du transport de wilaya n'intervient pas rapidement pour régler la situation.» «Nous n'étions que 23 bus à assurer la ligne de Constantine, mais avec ces chauffeurs qui travaillent sur la ligne Skikda-Constantine et autres, on se trouve avec 400 bus. Nous exerçons dans l'anarchie totale», a-t-il fulminé.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Yousra Salem
Source : www.elwatan.com