Situé sur la double voie express reliant Constantine à El-Khroub, le
quartier de l'ONAMA est devenu une destination incontournable pour les
Constantinois voulant faire des achats ou tout simplement du lèche-vitrine.
En effet, après l'installation de
nombreux commerces qui se succèdent sur plusieurs centaines de mètres sur le
côté droit de la chaussée en allant vers El-Khroub, de nombreux commerces ont
vu le jour de l'autre côté de la route. Il s'agit de véritables boutiques de
luxe, sur deux ou trois étages, ou au rez-de-chaussée d'immenses et luxueuses
villas. Il y a des magasins de prêt-à-porter, dont plusieurs spécialisés dans
l'habit de luxe pour enfants, de l'électronique dernier cri, du matériel de
réfrigération, des meubles importés des pays asiatiques notamment. Bref, de quoi
contenter une large frange de la population. On peut s'équiper en mobilier, en
électronique, s'habiller en fonction des possibilités financières de chacun.
A titre d'exemple, on peu acheter un téléviseur pour 30.000 ou 120.000
dinars lorsqu'il s'agit d'une télé à écran plat «plasma». Pour les enfants, il
est proposé une grande variété de vêtements, mais il faut débourser un minimum
de 5.000 dinars pour deux ou trois habits. La climatisation est également
disponible avec des appareils de production locale ou d'importation, exposés
dans de luxueuses boutiques. Il existe aussi des démonstrations sur place. De
même, des voitures luxueuses sont placées en vitrine par des concessionnaires.
Sauf que la majorité de ces
boutiques de luxe ont les pieds dans la boue, les trottoirs étant inexistants,
excepté devant quelques magasins, où des travaux sont entrepris par le
propriétaire ou l'exploitant du commerce.
Des gérants de ces locaux ont déclaré être propriétaires des lieux, et ce
commerce permet d'amortir l'important investissement fait dans la construction
de la villa.
A noter que plusieurs d'entre eux n'ont pas manqué de regretter
«l'inertie des autorités locales qui ne suivent pas en installant des trottoirs
et en créant des passages protégés entre les deux rives. Ils se sont contentés,
disent-ils, de placer une douzaine de dos-d'âne sur les deux voies pour faire
ralentir les véhicules de passage, et c'est tout».
Ils signalent qu'il y a beaucoup de monde qui vient tous les jours. «Dieu
merci, il n'y a pas eu d'accidents jusqu'à ce jour, mais on devrait penser à
améliorer l'état des lieux et leur donner plus d'allure et, pourquoi pas, créer
des passerelles», est-il encore soutenu.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : AC
Source : www.lequotidien-oran.com