La jeune cantatrice tunisienne n'a pas laissé indifférent le public, qu'elle a su conquérir avec sa voix puissante et limpide, sa maîtrise du « mouachah », sa prestance sur scène et sa sobre élégance.Il y a une année, la chanteuse tunisienne Sania M'barek avait animé la soirée de clôture de la 6ème édition du festival international du malouf à Constantine. Fait prémédité, ou simple hasard du programme, c'est une autre chanteuse tunisienne, Dorsaf Hamdani qui a eu l'honneur d'être à l'affiche de la soirée d'ouverture de la 7ème édition, samedi au théâtre régional de la ville du Vieux Rocher. Avec seulement quinze ans de carrière derrière elle, l'invitée du festival n'a pas laissé indifférent un public, qu'elle a su conquérir dès les premières notes. Simple, d'une sobre élégance, et surtout souriante et remarquable par sa prestation et sa voix forte, elle entamera par une série de mouachahate «Baligh El Achouaq aani» et «Ya ouhayba el hay».
L'assistance découvrira une talentueuse chanteuse qui sait manier le verbe avec une aisance déconcertante. «Je suis très ravie d'être parmi vous ce soir, à cet évènement où je tiens à rendre hommage à mes maîtres qui m'ont beaucoup appris, et avec lesquels j'ai travaillé, dont Tahar Ghersa et Mohamed Saâda, ce dernier qui a énormément donné au malouf tunisien mais qui demeure encore méconnu dans la région du Maghreb», dira-elle. Pour l'histoire, Dorsaf Hamdani, née en 1975, fille d'un violoniste et élève au conservatoire national de musique de Tunis dès l'âge de 10 ans, est un pur produit de l'école classique en Tunisie et la digne élève de la fameuse troupe Errachidia, avec laquelle elle animé plusieurs concerts, avant de décider de voler de ses propres ailes. Titulaire d'une maîtrise de musicologie en 1998 et un master de musique et musicologie à la Sorbonne, deux ans plus tard, c'est à partir de 2011 qu'elle se distinguera en enregistrant une dizaine de chansons immortalisées par les trois légendes de la chanson arabe : Oum Kaltoum, Asmahane et Fayrouz.
Ce samedi, sur les planches du théâtre de Constantine, Dorsaf Hamdani aura vite fait de gagner vite la sympathie du public en l'invitant à redécouvrir des perles du patrimoine musical tunisien «Chergui Ghda Bezzaine», «Maa El Azaba», «Achaga», et autres chansons qui ont fait vibrer l'assistance durant une 1h 20' de pur bonheur musical. A noter que le festival qui se poursuivra jusqu'à vendredi prochain, a été marqué par un hommage rendu au cheikh Hassouna Ali-Khodja, l'un des maîtres pionniers du malouf à Constantine, à travers les honneurs rendus à sa famille. Une cérémonie malheureusement gâchée par un fâcheux couac technique lors de la projection d'un film de 10 minutes dédié à sa mémoire. Un document auquel le public n'aura droit qu'aux trois premières minutes seulement.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S A
Source : www.elwatan.com