Dix années après la réalisation de91 locaux commerciaux de deux mètres sur trois, à la cité Kouhil Lakhdar plusconnue des Constantinois sous l'appellation de Djenane Zitoune, on s'aperçoitque le marché, objet depuis deux années d'une véritable controverse, n'a aucuneexistence légale. En effet, nous apprenons desources bien au fait du dossier que le marché Kouhil Lakhdar a été réalisé en1998 sans permis de construire. Nos sources nous apprennent également qu'aucuneprocédure réglementaire n'a été respectée dans l'initiation du projet enquestion. Nous saurons ainsi que l'Assemblée communale d'alors n'a jamaisdélibéré et aucun cahier de charges n'a été élaboré encore moins un avisd'appel d'offres lancé. Bien plus, la réalisation de ce projet n'a pas étéprécédée par une enquête commodo incommodo et aucun bureau d'études n'a étéconsulté tout autant qu'aucun plan architectural n'a été réalisé. Nousapprenons aussi que l'étude de sol n'a pas été effectuée et aucun avis du CTCet de la Protection civile n'a été donné pour la simple raison qu'ils n'ontjamais été consultés. L'APC de Constantine d'alors avait tout simplement ouvertla candidature à des jeunes pour l'acquisition de locaux commerciaux au marchéde Kouhil Lakhdar et chaque bénéficiaire devait s'acquitter d'un montant de70.000 dinars qu'il versait à un entrepreneur qui a été chargé de laréalisation des 91 locaux sur un terrain qui appartenait à la mairie deConstantine. Il y trois ans, une véritable levée de boucliers des bénéficiairesa eu lieu. Les concernés trouvaient que leslocaux qui avaient été réalisés ne répondaient pas aux exigences des commercesqu'ils entendaient initier. Dix ans déjà après sa construction, le marché deKouhil Lakhdar reste toujours sans activité et l'on croit savoir que l'APCactuelle a décidé de geler toute attribution définitive des locaux même aprèsavoir procédé à des modifications notamment en supprimant plus de dix locauxpour rendre l'espace fonctionnel. Nous nous sommes rapprochés de lavice-présidente de l'APC de Constantine chargée du patrimoine, Mme Bellil, pourconnaître le bien-fondé des informations en notre possession. Notreinterlocutrice reconnaîtra, en effet, que le marché Kouhil Lakhdar poseaujourd'hui problème puisque n'ayant aucune existence légale, il ne peut mêmepas être intégré dans le sommier de consistance de l'APC. La chargée dupatrimoine nous dira cependant que des démarches vont être entreprises pourrégulariser la situation. Sauf dira-t-elle qu'il s'agit avant toute initiatived'engager une expertise pour savoir si la construction qui a été réaliséel'aura été dans les normes requises. Autrement dit si le marché en question nerecèle pas de vice dans sa structure. Bien entendu, le CTC et la Protectioncivile, dira la même responsable, seront sollicités pour donner un avistechnique. Si tout se passe bien, ajoute Mme Bellil, la régularisation serapossible. Est-ce que le marché de Kouhil Lakhdar connaîtra un autre sort quecelui subi par le marché de Oued El-Had qui fut construit sans étude préalablesous une ligne de haute tension ? Et il y a lieu derappeler que ce dernier qui recèle plus d'une centaine de locaux commerciaux aété tout simplement démoli avant même d'avoir été occupé. Les bénéficiaires avaient toutsimplement boudé ce marché qui se transforma pendant une longue période en lieude débauche. Finalement, sur ordre de la première autorité de la wilaya, toutela structure a été mise à terre.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : M S Boureni
Source : www.lequotidien-oran.com