Constantine - Revue de Presse

Dix ans de prison pour l'accusé: Il met le feu à sa chambre et provoque la mort de sa mère



Après un appel introduit par l'avocat de la défense auprès de la Cour suprême suite au verdict prononcé à l'encontre de B.A., âgé de 37 ans, condamné à la peine capitale en 2008, le tribunal criminel de Constantine a eu à statuer, hier, une seconde fois sur cette affaire d'incendie volontaire ayant provoqué la mort d'une personne.

 Selon l'arrêt de renvoi, les faits remontent au 15 septembre 2007 à la cité d' El Gammas, à la suite d'une violente dispute entre l'accusé et des membres de sa famille, qui s'est terminée par un drame. C'était un jour du mois de ramadhan et l'accusé, après une altercation suivie d'une bagarre avec des membres de sa famille, a tenté se suicider en mettant le feu à sa chambre, mais ne s'était pas rendu compte que sa mère était endormie dans celle-ci. Des voisins sont intervenus pour circonscrire le sinistre, et l'accusé, qui s'est rendu compte de la présence de sa mère dans sa chambre, a tenté de la sauver, mais il était trop tard.

Elle est décédée pendant son transfert vers l'hôpital en ambulance de la Protection civile qui avait été alertée suite à ce sinistre. A la barre des accusés, le mis en cause a déclaré que le jour du drame, il n'avait pas trouvé sa veste contenant la somme de plus de 7 millions de centimes.

En posant la question aux membres de sa famille sur ce sujet, tous ont nié avoir connaissance de cette disparition. En colère, il s'est mis à frapper tout le monde. Ensuite, il a voulu mettre fin à ses jours en mettant le feu dans sa chambre sans l'intention de faire du mal à qui que ce soit. Son père, qui s'est présenté comme témoin, a déclaré que son fils n'a jamais fait de mal à sa famille et qu'il était toujours solitaire et que des fois, il passait la nuit hors de chez lui à cause de son handicap mental.

Dans son réquisitoire, le procureur de la République a encore requis la peine capitale pour l'accusé. L'avocat de la défense, dans sa plaidoirie, a réclamé le bénéfice des circonstances atténuantes pour son client, insistant sur le fait qu'il n'avait pas l'intention de tuer sa mère ni quelqu'un d'autre. Et d'ajouter que son client vivait mal et souffre d'un handicap mental permanent depuis son jeune âge.

Après délibérations, le tribunal a condamné l'accusé à une peine de 10 ans ferme.


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)