Disposition - Soixante et un millions de livres scolaires ont été distribués et cinq nouveaux livres ont été imprimés à l'occasion de la rentrée scolaire 2012-2013.Le directeur général de l'Office national des publications scolaires (ONPS), Abdelfattah Hammani a annoncé, hier, lundi, à Alger dans un entretien accordé à l'Agence presse service, la distribution, en prévision de la prochaine rentrée scolaire, de 64 204 038 livres scolaires à tous les établissements des trois paliers de l'éducation. Les livres distribués représentent 99 % des besoins nationaux estimés à 64 525 438 livres, et il reste encore la publication de trois nouveaux titres encore en chantier, a précisé M. Hammani qui a ajouté que l'ONPS garde en réserve près de 17 millions de livres pour faire face aux moments de crise. Au total 171 titres ont été édités, dont 3 nouveaux livres en cours de publication (le livre de langue amazighe : 2e année, le livre de français : 4e A.M, et pour la première fois, le livre d'italien destiné aux élèves de 2e année secondaire). Selon M. Hammani, l'Etat a dépensé plus de 650 milliards de centimes en guise de soutien à la gratuité du livre scolaire. Un soutien qui a bénéficié à plus de 18 millions d'élèves durant les quatre dernières années», a-t-il souligné. Il convient, toutefois, de tempérer les déclarations très volontaristes du directeur général de l'ONPS au sujet de la gratuité des livres scolaires, dont une partie, non négligeable, du coût est supportée par les parents d'élèves. En outre, la pénurie de livres revient chaque année malgré les déclarations triomphalistes et le phénomène de la vente de livres scolaires neufs sur le marché. Cette activité, née dans des conditions de pénurie vécue durant ces dernières années, a pris une autre dimension et ce sont des réseaux bien huilés qui l'approvisionnent avec souvent la complaisance de certains chefs d'établissements.
Des enquêtes ont été diligentées par l'ex- ministre de l'Education Benbouzid mais les conclusions demeurent à ce jour inconnues. Un dossier épineux, qui revient à chaque rentrée scolaire sur le devant de la scène nationale et qui échappe, il faut le concevoir, au contrôle du ministère de l'Education nationale. Sinon donc, pourquoi y a-t-il cette pénurie récurrente du livre scolaire au sein des établissements à travers le pays malgré les assurances triomphalistes des responsables du secteur de l'éducation à la veille de chaque rentrée '
A qui doit revenir le contrôle de l'acheminement des livres vers les établissements scolaires ' Des questions qui n'ont jamais trouvé de réponses. Si pour la capitale, le problème se pose avec moins d'acuité, il n'en est pas de même pour les écoles de banlieue et de l'intérieur du pays. Certains enseignants, on se rappelle, n'avaient pas écarté la piste de la corruption et le détournement qu'ils avaient imputés à certains chefs d'établissements. «Plus la demande est grande, plus il y a de magouille», avait reconnu un chef d'établissement lors d'une conférence tenue l'année dernière à Constantine. Selon des sources, plusieurs facteurs ont contribué au dysfonctionnement enregistré en matière de distribution ces dernières années, que seule une enquête «sérieuse» pourrait déterminer.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R K
Source : www.infosoir.com